La sécurité, vraiment une priorité des entreprises françaises ?

Dans un livre blanc réalisé pour Dell et Intel, IDC affirme que les entreprises françaises prennent de plus en plus en considération la sécurité informatique. Mais l’ampleur du phénomène semble encore difficile à mesurer objectivement.

Dell et Intel viennent de présenter les résultats d’une étude conduite par IDC en mars dernier. Et selon eux, celle-ci « démontre que les entreprises françaises prennent de plus en plus conscience de la prolifération rapide des menaces de sécurité », jusqu’à développer une approche de la sécurité non plus réactive mais basée sur des « politiques structurées, qui reposent tout autant sur la consolidation et la convergence des solutions matérielles et logicielles ».

Réalisée auprès de 200 entreprises de plus de 200 salariés basées en France, l’étude se veut basée sur un échantillon représentant « l’ensemble des secteurs d’activité hors administration centrale ». Dans le détail, le secteur public représente 43 % des organisations sondées, contre 25 % pour les services, 10 % pour le commerce et 22 % pour l’industrie et le BTP. Une répartition qui laisse quelque peu dubitatif. Pour le reste, l’échantillon se répartit à peu près à parts égales entre entreprises de moins de 1000 salariés et entreprises de plus de 1000 salariés. Pour les premières, la sécurité représente un modeste 4,1 % du budget informatique, contre 3,2 % pour les secondes. Mais les auteurs de l’étude semblent accorder plus d' importance à des perspectives de croissance dont les proportions restent à évaluer : « les résultats de l’enquête montrent qu’en 2014, 22 % des entreprises vont augmenter leur budget dédié à la sécurité. » Et 2016, elles devraient être 28 %. La « croissance des budgets dédiés à la sécurité » serait particulièrement marquée dans les grands groupes, avec 34 % des sondés anticipant une progression en 2014, et même 40 % à l’horizon 2016. Manque toutefois une donnée clé : une ampleur prévisible de la progression que l’on peut aisément imaginer quantifiable pour l’année en cours.

Donnée intéressante, près des trois quarts des budgets sécurité seraient consacrés au fonctionnement, contre 28 % aux investissements. Reste que le budget reste justement le premier frein à l’investissement.

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