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Kaspersky : la Belgique reste à l’écart du psychodrame

Le message de son centre de cybersécurité est clair : il n’a aucune information technique objective permettant de soupçonner que les applications de l’éditeur sont malicieuses ou menacées.

La nouvelle n’aurait probablement pas pu tomber à meilleur moment. Fin octobre, selon the New Stateman, les efforts de transparence de Kaspersky n’étaient pas suffisants pour faire changer d’avis un Londres résolument aligné sur les positions américaines : « nous sommes reconnaissants que Kaspersky travaille avec nous et soit transparent. Nous sommes au courant de l’ouverture [de son centre de calcul en Suisse] et nous le voyons comme un très bon pas dans la bonne direction », a ainsi indiqué une source gouvernementale britannique, ajoutant que ce premier pas n’est pas encore suffisant.

Kaspersky a commencé mi-novembre à traiter en Suisse les données de ses clients européens. L’audit du code source de ses produits et de leurs mises à jour, ainsi que les processus de l’éditeur, seront également là audités par un tiers de confiance.  

Avec ces initiatives, Kaspersky essaie de se dépêtrer du mélodrame dans lequel l’éditeur est enferré depuis plusieurs mois et qui, après les Etats-Unis, s’est étendu au Royaume-Uni, en Lituanie, ou encore aux Pays-Bas et même à l’hémicycle européen. Et cela toujours malgré l’absence du moindre élément probant. 

Mais pas question pour la Belgique de suivre cette voie. Son premier ministre, Charles Michel, a ainsi tout récemment déclaré que son centre de cybersécurité « n’a pas d’information technique objective ou d’études indépendantes montrant que les applications de Kaspersky sont malicieuses ou menacées ».

Cet avis n’est pas aussi isolé qu’il pourrait le sembler. Outre-Rhin, l’homologue allemand de l’Anssi, le BSI, a fait état, l’an dernier d’une « coopération de confiance » depuis de nombreuses années, avec Kaspersky.

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