Kubernetes : la startup Komodor accélère la résolution des pannes

Le logiciel de la startup récupère toutes les métriques de fonctionnement, diagnostique les problèmes et retrouve tout seul leur cause, pour rendre la maintenance accessible aux développeurs.

Grâce à Kubernetes, les développeurs se passent des informaticiens pour mettre leurs applications en production, mais ils sont démunis pour assurer seuls la maintenance derrière. Tel est l’un des enseignements du dernier événement KubeCON qui s’est tenu au mois de mai à Barcelone : les « DevOps » ne sont pas complètement autonomes. Et c’est pour les aider à le devenir que la startup israélienne Komodor a développé une console qui offre les mêmes fonctions que celles des administrateurs système, mais sous une apparence plus familière pour les développeurs.

« Kubernetes est facile à apprendre, mais excessivement compliqué à maîtriser. Et pour cause : son dépannage implique de passer par 10, 15, 20 écrans si difficiles à comprendre pour quelqu’un qui n’est pas ingénieur système, que les développeurs retombent vite dans l’ouverture de tickets de support à la DSI. Nous avons rassemblé tous ces outils dans une interface simple pour que vous puissiez enfin résoudre les problèmes vous-mêmes et que vous ne perdiez plus votre agilité », explique Itiel Shwartz (à gauche sur la photo ci-dessus), l’un des deux fondateurs de la startup, lors d’un événement IT Press Tour qui s’était tenu en amont de KubeCON.

Les problèmes qu’évoque Itiel Shwartz sont en l’occurrence ceux liés à l’infrastructure sous-jacente : la bande passante et la connectivité du réseau, l’accès au stockage, le temps de calcul réellement disponible sur les processeurs. Si un informaticien a tendance à investir dans des ressources additionnelles pour gonfler ses performances, un développeur peut simplement choisir de changer la manière dont son application s’exécute.

Une console qui fait tout le travail de diagnostic

En l’occurrence, le logiciel de Komodor repose d’abord sur un agent qui collecte des métriques de fonctionnement dans un cluster Kubernetes et les stocke dans un historique. Ce premier dispositif permet de dater précisément quels changements ont eu lieu, afin de pouvoir les corréler. La solution comprend aussi un moteur qui interroge les éventuels outils de monitoring – dont Datadog ou Grafana qui mesurent les goulets d’étranglement et identifient les failles de sécurité.

« L’idée est que notre solution comprend le contexte à votre place et remonte pour vous jusqu’à l’origine d’un problème, ce qui est d’ordinaire très chronophage pour un développeur. »
Ben OfiriCofondateur, Komodor

L’ensemble des informations collectées sont ensuite présentées sur un tableau de bord, avec des courbes d’activité, des mises en valeur des problèmes existants et des conseils pour les résoudre.

« L’idée est que notre solution comprend le contexte à votre place et remonte pour vous jusqu’à l’origine d’un problème, ce qui est d’ordinaire très chronophage pour un développeur, ou même un informaticien. L’un de nos clients a économisé grâce à nous 30 heures de maintenance par semaine », argumente Ben Ofiri (à droite sur la photo), l’autre fondateur de la startup. 

« Une maintenance plus rapide, c’est aussi un retour à un fonctionnement normal de vos applications dans un délai plus court. D’une manière générale, notre solution permet de diviser par deux les temps d’indisponibilité », ajoute-t-il.

La startup, qui n’a que dix mois d’existence, n’a pas encore mis sa solution en Open source. Mais cela serait d’autant plus prévu, à terme, qu’elle vient de rejoindre la CNCF, la fondation Open source qui chapeaute les développements autour de Kubernetes. Le prix affiché est de 10 dollars par mois pour chaque machine virtuelle – ou serveur physique – qui exécute des containers.

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