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L’Anssi réaffirme son engagement en faveur du logiciel libre
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information vient de réitérer son engagement en faveur du logiciel libre. Dans la continuité d’une politique établie et confortée de longue date.
« La logique de l’open source est dans l’ADN de l’agence, même si l’on n’est pas fermé aux autres solutions, parce que ce serait une erreur. Mais [l’open source] fait partie de notre stratégie ». C’est ce qu’expliquait déjà fin 2018 Guillaume Poupard, alors directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi).
Il répondait alors, en marge des Assises de la sécurité, à nos questions sur Suricata, un projet de système de détection d’intrusion (IDS) ouvert qui s’est imposé, notamment pour les sondes qualifiées par l’Anssi, mais aussi bien au-delà.
L’engagement de l’agence en faveur de l’open source s’est illustré à plusieurs reprises au fil des ans, notamment avec la publication sur GitHub de son outil maison de collecte de données d’investigation, DFIR Orc, en 2019.
Tout récemment, l’Agence a réitéré son engagement en faveur du logiciel libre, explicitant sa posture générale et ses actions en la matière.
L’Anssi indique ainsi que publier ses projets lui permet de « de partager ses compétences techniques et scientifiques et d’utiliser ce rayonnement pour attirer des talents et entretenir cette expertise », mais également « d’apporter de la transparence quant aux outils opérationnels qu’elle utilise au profit de ses bénéficiaires » et de « soutenir l’écosystème de ses partenaires au travers du partage d’outils », tout en améliorant « la coopération entre partenaires par l’utilisation de moyens interopérables ».
Si l’Agence s’appuie principalement sur son propre dépôt GitHub, « certains projets de grande envergure ou dont la maintenance a vocation à être partagée sont hébergés dans des organisations Github dédiées référencées depuis l’organisation Github principale ».
En outre, précise l’Anssi, lorsqu’elle est amenée à « se désengager d’un projet mais qu’elle souhaite que sa pérennité soit assurée, elle peut lancer une démarche de transfert de sa gouvernance afin d’identifier un acteur externe à même de poursuivre les travaux ».
