Stockage : SanDisk lance des SSD pour remplacer les disques des petits NAS
Les SSD NAS 600 disposent du même connecteur SATA III que les disques durs et intègrent une partie NAND SLC, qui doit leur garantir de maintenir des accès entre 300 et 1000 fois plus rapides pendant toute leur durée de vie.
Le fabricant SanDisk lance une gamme de SSD 2,5 pouces, appelée NAS 600, qu’il destine aux petites équipes et aux TPE souhaitant mettre à jour leur NAS rempli de disques durs. Disposant du même connecteur SATA III (6 Gbit/s) que ces derniers, les SSD NAS 600 sont des unités de stockage plus rapides et qui supportent de manière plus fiable les scénarios d’utilisation intensive.
Le constructeur annonce des débits de 560 Mo/s en lecture, 520 Mo/s en écriture et des vitesses d’accès de 86 000 IOPS en lecture, 77 000 IOPS en écriture. Comparativement, un disque dur sur un petit NAS offre généralement un débit de plus ou moins 200 Mo/s en lecture comme en écriture et ses vitesses d’accès sont entre 1000 et 300 fois moindre : de 75 à 210 IOPS, à cause des latences induites par toute la mécanique de rotation des plateaux et de déplacement des têtes.
Quatre capacités sont proposées – 500 Go, 1 To, 2 To et 4 To – à des tarifs qui paraissent spontanément trois plus chers que les modèles de SSD SATA vendus au grand public : respectivement 186, 289, 517 et 1034 €. La raison est que ces SSD intègrent, en plus de leurs circuits NAND TLC (3 bits par cellule, similaire aux modèles grand public), une partie SLC (1 bit par cellule), qui sert de cache d’écriture en rafale. C’est cette partie SLC qui permet aux SSD NAS 600 de supporter autant d’IOPS tout au long de leur vie (SanDisk estime 2,25 millions d’heures) et qui les préserve d’une usure prématurée.
Le constructeur affirme ainsi que ses SSD NAS 600 devraient supporter l’équivalent de 600 fois leur capacité en réécritures, avant que leurs cellules ne veuillent plus rien enregistrer. C’est environ deux fois mieux que les SSD grand public. Quant aux IOPS, si 77 000 est une valeur classique sur un SSD TLC SATA grand public, il faut savoir qu’elle chute d’ordinaire au fur et à mesure du vieillissement de l’appareil.
Et aussi des modèles NVMe pour le cache global du NAS
Simultanément à cette annonce, SanDisk évoque aussi l’arrivée de SSD NAS 800 au format M.2 (barrette) qui sont, eux, destinés à remplacer les SSD NVMe que l’on trouve en guise de cache dans certains NAS d’appoint. Grâce au connecteur NVMe (PCIe 5.0), mais aussi à la présence de DRAM dans leurs circuits, les performances s’envolent. Les débits sont de 14,9 Go/s en lecture, entre 11 et 13 Go/s en écriture. Les vitesses d’accès s’échelonnent entre 1,6 et 2,3 millions d’IOPS en lecture, et entre 800 000 et 2,1 millions d’IOPS en écriture.
Quatre capacités sont proposées : 960 Go, 1,92 To, 3,84 To et 7,68 To, aux prix respectifs d’environ 320, 580, 1140 et 2275 €.
Précisons que SanDisk dispose de sa propre usine de gravure de composants NAND. Moins sollicité par les hyperscalers que ses grands concurrents Micron, SK Hynix et Samsung Electronic, il affiche néanmoins des prix au Go similaires. Prix qui atteignent en ce moment des sommets du fait de la pénurie des mémoires.
