Cet article fait partie de notre guide: SRM : ces start-ups qui mettent l’accent sur les données

Strongbox met la virtualisation au service de la gestion des données

Acteur historique de la virtualisation de bande et du LTFS, StrongBox récemment séparé de Crossroads, se lance dans la gestion des données non structurées avec sa plate-forme StrongLink, qui combine virtualisation, gestion avancée des métadonnées et services sophistiqués de mouvement et de réplication de données.

Né en 2016 d’une spin-off de Crossroad systems, l’un des pionniers des systèmes d’archivage LTFS, StrongBox Data Solutions a récemment dévoilé StrongLink, une solution de virtualisation et de gestion de données dont l’objectif est de simplifier la gestion des grands environnements de données non structurées. StrongLink est commercialisé directement par la société, mais est aussi revendu sous la marque Dternity par FujiFilm, qui est un partenaire historique de la firme.

StrongBox positionne clairement StrongLink comme une solution de gestion de données, les fonctions de virtualisation intégrées à la solution n’étant qu’un moyen pour arriver aux fins de l’éditeur. Comme Komprise et Primary Data, StrongLink met l’accent sur la gestion des métadonnées. Le logiciel embarque un moteur sophistiqué de classification qui ingère les métadonnées associées aux fichiers ou objets et les normalise afin de permettre des fonctions avancées d’optimisation et de mouvement de données. Le logiciel embarque aussi des fonctions sophistiquées de recherche.

Stronglink met en œuvre une couche de virtualisation distribuée, qui permet de virtualiser le stockage sous-jacent. Il faut au minimum trois nœuds contrôleurs pour mettre en place ce que StrongBox appelle une « constellation », qui est en fait une collection de contrôleurs opérant en mode scale out à des fins de disponibilité. Cette couche de virtualisation distribuée permet de créer un global name space qui est le socle de la solution. Il est possible d’ajouter progressivement de nouveaux nœuds à la constellation en fonction de l’évolution du stockage sous-jacent à gérer et du niveau d’IOPS désiré. Le namespace créé par StrongLInk est accessible via de multiples protocoles dont les principaux sont NFS, SMB/CIFS, S3, FTP et http. Ce choix de protocoles illustre bien le fait que la firme se concentre sur le domaine des données non structurées.

Une gestion sophistiquée des métadonnées

Une fois le stockage sous-jacent virtualisé, StrongLink permet à l’utilisateur de créer des pools de stockage qui peuvent avoir des caractéristiques de performances différentes. L’ensemble des données stockées ou ingérées dans ces pools sont analysées et classifiées. Il devient alors possible de définir des règles sophistiquées de placement de données et de migration qui seront exécutées automatiquement par la plate-forme en fonction des critères définis par l’administrateur.

L’architecture de StrongLink permet de virtualiser le stockage non structuré pour lui appliquer des politiques sophistiquées de gestion de données

Selon StrongLink, le processus de classification ingère les métadonnées associées aux fichiers par les systèmes de fichiers courants et il accepte aussi toute forme d’enrichissement de ces métadonnées par des sources externes. Le format des métadonnées est normalisé par le système, mais les schémas originels de métadonnées sont conservés afin d’assurer la réversibilité si nécessaire. L’ensemble des actions sur les données et métadonnées sont loguées, ce qui permet de fournir des services avancés de versioning mais aussi d’audit.

Le logiciel embarque aussi un puissant moteur de recherche qui permet des requêtes sur l’ensemble des pools de données (si l’utilisateur dispose des droits nécessaires), mais permet aussi de déplacer des données en fonction des requêtes. Il est à noter qu’il est aussi possible de définir des politiques automatiques de migration ou de déplacement de données basées sur des critères de recherche. L’ensemble des mouvements de données s’effectue sans affecter le fonctionnement des applications, la couche de virtualisation de stockage masquant l’ensemble des opérations.

Le logiciel permet aussi de définir des politiques sophistiquées de protection et de réplication de données transparentes pour les applications. Il est par exemple possible de définir que les données créées sur le pool A seront automatiquement répliquées sur le Pool B, qui peut être local ou distant. Dans ce dernier cas, StrongLink gère un concept de « Galaxie », qui est en fait la réunion au sein d’un global namespace de multiples « constellations » distribuées à travers plusieurs datacenters.

Terminons en notant que StrongLink est capable d’exploiter à la fois du stockage local et du stockage fourni par des services de cloud public. Il est par exemple possible de désigner un service de stockage cloud comme une cible d’archivage pour des données obsolètes ou inutilisées depuis une longue période.

Le logiciel de StrongBox est vendu selon deux modes de licence. Le premier est un mode traditionnel avec une licence perpétuelle basée sur le nombre d’utilisateurs. Le second est un mode d’abonnement, lui aussi facturé selon le nombre d’utilisateurs accédant à la plate-forme.

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