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Barracuda Networks se prépare à rejoindre le portefeuille de Thoma Bravo

L’équipementier souhaite se retirer des marchés boursiers après quatre ans de présence. Il compte sur le fonds d’investissement pour accélérer sa croissance et ne prévoit pas de remettre en cause ses lignes de produits.

Le conseil d’administration de Barracuda Networks vient d’accepter l’offre de Thoma Bravo de racheter l’ensemble des actions de l’équipementier pour sortir du New York Stock Exchance.

Le fonds d’investissement propose aux actionnaire 27,55 $ en numéraire par action, soit un bonus de 22,5 % par rapport au cours moyen de l’action entre le 17 et le 27 novembre derniers, mais seulement 16 % par rapport au cours en clôture en fin de semaine dernière.

L’opération, si elle est acceptée par les actionnaires et les autorités de régulation, marquera la fin d’une aventure de quatre ans qui avait plutôt bien démarré. Après une introduction à 18 $, le cours de l’action était monté jusqu’à plus de 40 $ en 2015. Mais il avait chuté considérablement l’an passé, avec un plus bas autour de 10 $.

La croissance affichée par l’équipementier au cours des récentes années n’y est probablement pas étrangère. Pour l’exercice fiscal 2017, elle s’est limitée à 10 %, contre 15 % pour le précédent, et plus de 18,6 % pour l’exercice 2015.

De fait, sur de nombreux marchés, Barracuda Networks ne semble pas avoir réussi à convaincre. Sur celui des systèmes de gestion unifiée des menaces (UTM), Gartner le classe cette année parmi les acteurs de niche, derrière des « challengers » comme Cisco et SonicWall, ou encore des leaders comme Fortinet, Check Point et Sophos. Et ce n’est pas mieux sur celui des pare-feu de nouvelle génération (NGFW), dominé par Check Point, Fortinet et Palo Alto Networks, toujours selon le cabinet. Pour le marché des passerelles de sécurité Web, Barracuda figure encore dans le quadrant des acteurs de niche. Il parvient à en sortir pour le marché des pare-feu applicatifs (WAF), pour se hisser dans celui des challengers.

IDC ne dit pas autre chose : Barracuda est absent des cinq premières places du classement des équipementiers de sécurité au second trimestre 2017. C’était déjà le cas un an plus tôt, et cela n’est pas vraiment une surprise. Si Check Point s’est contenté de 7 % de croissance en 2016, Fortinet a profité de plus de 26 %. Et pour son exercice fiscal 2017, Palo Alto Networks a enregistré une croissance de rien moins que 28 %.

Pour autant, à ce stade, il ne semble pas question de revoir les lignes de produits de Barracuda. Dans un communiqué, Thoma Bravo explique ainsi que l’équipementier doit continuer de se concentrer que « la gestion et la sécurité de l’e-mail, la sécurité des réseaux et des applications, et la protection des données », avec des solutions pour environnements Cloud et hybrides.

Mais le fonds d’investissement n’est pas étranger au monde de la sécurité. En 2011, il avait racheté Blue Coat pour 1,3 Md$, avant de le revendre à Bain Capital mi-2015 – lequel l’a cédé à Symantec un an plus tard pour plus du triple, non sans lui permettre de renforcer son offre avec les rachats de Perspecsys et d’Elastica.

Plus récemment, Thoma Bravo a soulagé son portefeuille de LANDesk en le cédant à Clearlake Capital, permettant ainsi sa fusion avec Heat Software, sous le nouveau nom d’Ivanti. De quoi recentrer ses investissements en matière de sécurité autour du contrôle des accès et des identités, avec en particulier Bomgar, Imprivata et SailPoint. Mais le portefeuille de Thoma Bravo compte aussi Flexera, et bien sûr McAfee, dans lequel il a pris une participation minoritaire aux côtés de TPG

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