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La Mutualité Française tire le bilan de deux ans et demi de virtualisation avec l'hyperviseur HP

La Rédaction

Historiquement utilisatrice de serveurs Unix HP, la Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF) utilise en production la technologie de virtualisation Integrity VM de HP depuis l’automne 2007. Cet hyperviseur sert de socle au système d’information, qui permet à la FNMF de gérer près de 414 000 contrats d’assurance individuels et près de 107 000 contrats collectifs pour environ 120 mutuelles réparties à travers le territoire français. Jean-Christophe Mayery, le responsable système et réseau du GPMF (groupement de patrimoine et de moyens de la Mutualité Française), revient sur l'adoption de cette technologie.

"Nous avons fait le choix d’étudier l’utilisation de la virtualisation en 2006 à l’occasion d’une refonte de nos applicatifs, explique Jean-Christophe Mayery. Nous étions dans une logique de restructuration de nos applications, historiquement développées sur Oracle Application Server et sur le SGBD Oracle 8. L’objectif était de passer sur les applications de la génération 10g afin de tirer parti des nouvelles fonctionnalités. C’était l’occasion de réaligner nos serveurs avec le cycle de vie des produits Oracle et de migrer nos plates-formes PA-Risc vers Itanium".

Après une étude de plusieurs mois, la FNMF valide le choix de la virtualisation,

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en l'occurrence de l’hyperviseur HP Integrity VM, et décide de faire l’acquisition de deux plates-formes Integrity, des serveurs en rack 10U de type rx7640 octo-socket à base de puces Itanium2 bi-coeur « Montecito ». Sur ces machines, la FNMF a déployé l’hyperviseur HP Integrity VM, ainsi que  HP-UX 11.11iV3 dans les machines virtuelles et Oracle Application Serveur 10g. Le tout est connecté à un SAN et à des baies EMC et appuyé par de multiples frontaux sur base de serveurs x86.

L'expérience du mainframe, un plus

Comme l’explique le responsable système et réseau, la FNMF n’avait pas d’a priori négatif sur la virtualisation. "Nous sommes un ancien site mainframe IBM - en 1998, la société a remplacé son mainframe par des systèmes PA-Risc et réécrit son logiciel de prévoyance sur HP-UX et Oracle AS - et on retrouve tous ces concepts avec Integrity VM. On peut par exemple allouer finement des quotas de CPU, de mémoire ou d’entrées/sorties et les solutions d’administration d’HP incluent aussi les outils nécessaires pour le capacity management. La FNMF utilise aussi massivement les fonctions de clonage rapide et de suspend/resume".

Les autres grands bénéfices de la migration résident dans le retour sur investissement, l’amélioration significative des performances et la simplicité d'administration. "Nous avons financé une partie de l’acquisition des machines simplement en économie de maintenance, en remplaçant nos machines PA-Risc. De plus, nous avons dopé de façon significative les performances de l’application". Ainsi, avec 300 utilisateurs simultanés, pour l’essentiel sur des sites distants, les temps de réponses sont inférieurs à 2s pour des transactions plutôt complexes. De plus, les temps de batch ont été divisés par trois. "Un autre bénéfice de la virtualisation réside dans la portabilité des machines virtuelles par rapport au matériel, ce qui simplifie grandement l'administration. Nous avons pu désolidariser nos environnements logiciels du matériel, ce qui est un vrai plus. Cela nous a permis de mieux optimiser la charge des machines, mais aussi de mieux tirer parti de la puissance installée". Il est à noter que les modifications au niveau serveur ont aussi été accompagnée d'une mise à jour de l'application sur les postes clients autrefois basée sur la JVM de Microsoft et désormais déployée sur la JVM de Sun.

Un plan de continuité d'activité en ligne de mire

Ces gains n’ont toutefois pas été obtenus en un jour. La FNMF s’est en effet lancée avec la version 2.5 d’Integrity VM et a progressivement fait évoluer son hyperviseur en version 3.0 et 3.5. Pour Jean-Christophe Mayery, la version 3.0, mise en production en 2008, a marqué un vrai progrès en matière de performances et de souplesse. La FNMF entend migrer vers HP Integrity VM 4.x - la version 4.1 date de mars 2009 -, mais elle se concentre pour l’instant sur la définition de son plan de continuité d’activité (PCA) dont la mise en œuvre est prévue pour le courant 2010. Gageons que la virtualisation devrait y jouer un rôle important.

HP Integrity VM : l’hyperviseur selon HP

Dès 2000, alors que VMware venait à peine de lancer GSX Server, son hyperviseur hôte, une petite équipe d’HP a travaillé en sous-marin au développement de ce qui est depuis devenu HP Integrity VM. Menée par Christophe de Dinechin, un ingénieur français, cette équipe a travaillé au développement d’un hyperviseur pour serveurs Itanium qui, cinq ans plus tard, est devenu l’hyperviseur commercial HP-VM.

« C'était un choix délibéré de travailler sur une solution purement logicielle, car cela permettait d’offrir aux clients une solution optionnelle », expliquait Christophe de Dinéchin au MagIT en décembre 2008. « Integrity VM est une technologie 100 % HP, dont j'ai écrit la première ligne fin 2000. La première version tournait déjà sur 4 CPU avec 64 Go par VM. Dès cette version, nous avions réussi à faire tourner jusqu’à 315 VM sur un système".

Depuis, ces capacités ont évolué. Au fur et à mesure des développements, HP-VM a ainsi apporté le support d’environnements autres que HP-UX, dont OpenVMS, Red Hat, Suse et Windows. La version 4.0, lancée en septembre 2008, a marqué une vraie amélioration avec le support de 8 CPU virtuels par VM, le capping de la consommation processeur, ainsi que l’accélération des entrées/sorties dans les VM. Au printemps 2009, la version 4.1 a ajouté la migration en temps réel des VM d’une machine à une autre (l’équivalent de VMotion chez VMware) ainsi que l’accélération des entrées/sorties pour les OS clients Linux et Windows.

Logiquement, la prochaine version majeure d’HP Integrity VM devrait faire son apparition avec les nouveaux serveurs Integrity à base de puces Itanium quadri-coeur «Tukwila», des machines attendues pour le second trimestre 2010. 

NDLR : Christophe de Dinechin a quitté HP en janvier 2010 pour fonder Taodyne, une start-up hébergée par l’incubateur PACA-Est à Sophia Antipolis. Son blog est consultable à l'adresse : http://grenouille-bouillie.blogspot.com/




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