ETL : Syncsort profite du Big Data pour jouer des coudes en France

L’éditeur Syncsort cherche à monter en puissance en France en jouant sa carte d’accélérateur de la transformation des données, en misant sur une expertise très ciblée plutôt que sur l’étendue fonctionnelle. Une particularité pour cet acteur de niche en s'appuyant sur laquelle il compte multiplier les partenariats avec les intégrateurs, face à l’arrivée du phénomène Big Data.

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chantal saliou syncsort 02La performance, rien que la performance. Sur le marché de l’intégration de données, l'éditeur Syncsort semble tout petit. Avec ses 100 millions de dollars de chiffres d’affaires annuels, cet éditeur qui puise son expertise dans plus de 40 ans de présence sur le marché de l’IT - il a débuté en 1968 dans le mainframe - poursuit sa quête d’un secteur de niche : celui de l’accélération et de l’optimisation des performances dans l’intégration de données. Ce que la société baptise elle-même DI Acceleration (pour Data Integration Acceleration). Et elle compte bien faire valoir cette particularité sur le marché français, à l’heure du Big Data où la gestion des données en volume, structurées et non structurées, commence à donner des sueurs froides au DSI.

Mais alors que les principaux éditeurs d’ETL (Extract, Transform, Load - les trois piliers de l’intégration de données) gonflent davantage leurs produits aux fonctionnalités, Syncsort a fait le choix de se positionner sur le terrain de la transformation de données, de ses performances et du déchargement de cette tâche des bases de données - on parle de database offload. Le tout dans un environnement submergé par la quantité de données. Le constat de Syncsort est relativement simple, nous explique Chantal Saliou (en photo), directrice générale France et Europe du Sud de la société : «il existe une opportunité pour nous. Pour faire face à l’explosion des volumes de données et avoir des données de plus en plus fraiches, les entreprises ont placé la phase de transformation non pas dans l’ETL mais dans les bases de données. Pourquoi ? Parce que les éditeurs ETL ont enrichi leur offre, mais se sont concentrés sur le développement de nouvelles fonctionnalités plus que sur leur moteur de transformation qui est resté identique». C’est justement là que Syncsort se positionne, et se voit davantage comme une technologie complémentaire aux ETL du marché.

Une approche complémentaire

«On peut compléter n’importe quel module, comme ceux liés à la qualité, ainsi que ceux des applications intégrées aux bases de données développées en PL/SQL, par exemple. On sait décharger ce qui a été fait sur la base vers notre moteur afin qu’elle utilise moins de ressources», résume Steven Haddad, architecte logiciel sénior au sein de la société.

L’une des forces de DM Express, l’ETL du groupe, est d’avoir une approche multi-architectures, résume-t-il. L’éditeur développe en permanence des algorithmes qui viennent se connecter aux architectures du marché, physiques, virtuelles ou encore Cloud. «Des algorithmes de jointure, de tri, d’agrégat et d’accès disque optimisés pour accélérer les processus de transformation et les phases d’intégration. Notre équipe d’ingénierie passe son temps à étudier de nouveaux matériels pour voir comment ils peuvent tirer profit de ces architectures pour obtenir une performance optimale sur la transformation de données», commente Steven Haddad. La version 7.0 de DM Express supporte ainsi l’architecture Hadoop, très en vogue actuellement dans le monde du Big Data.

Et pour les autres étapes ? Via des partenariats, répond Chantal Saliou. C’est là la prochaine phase de développement de la société en France. Si aujourd’hui, Syncsort reste relativement dans l’ombre, elle est pourtant déjà présente dans nombre de grands comptes de l’industrie hexagonale. Syncsort et son moteur de transformation revendiquent, pèle-mêle, le Crédit Lyonnais, le Crédit Agricole, BNP Paribas, pour le secteur bancaire, la Macif, Groupama, Maif pour les assurances, Orange pour les opérateurs, et des ministères dans le secteur public, en France. Des projets commencent également à émerger dans le commerce - un segment très étendu aux Etats-Unis, indique la directrice.

Pour aller conquérir le marché, «notre objectif est de développer des partenariats avec des acteurs triés sur le volet, avec un objectif de qualité. Car nous dépendons des intégrateurs au niveau des services», souligne Chantal Saliou. «On reste un acteur de niche comme l’indique le Magic Quadrant du Gartner. On se développe en matière d’exécution mais pas en termes de fonctionnalités car ce n’est pas là qu’on fera la différence face à IBM ou Informatica, très riches en fonctionnalités. De note côté, nous créons des accords avec des partenaires, notamment sur le terrain de la qualité des données. Nous mettons en place un programme de partenariat intense. Cette année nous avons noué des accords avec Accenture, Wipro, HP EDS», confirme-t-elle.

Un éco-système qui s’étend donc et qui en fait un partenaire idéal pour les ténors du data management et de l’ETL ? Si demain IBM ou Informatica veulent discuter, nous sommes très ouverts, ajoute Chantal Saliou.

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