EasyJet choisit Azure pour étendre son système de réservation

La compagnie aérienne britannique a retenu le Cloud de Microsoft pour doter son SI traditionnel d’un service de sélection de sièges pré-déterminés.

Lorsque le système de réservation d’EasyJet n’a plus disposé de capacités suffisantes pour provisionner de nouveaux services, comme l’attribution de sièges  la demande, la compagnie low-cost s’est mise à ajouter les nouvelles fonctions dans le Cloud, au lieu de modifier son systme IT interne et de le redévelopper ex-nihilo dans le cloud.

Selon les recherches menées par la société, les clients préfèrent pouvoir réserver leurs sièges  l'avance. « Nos passagers avaient pour habitude de comparer nos procédures d’embarquement à une mêlée générale. Lorsque vos clients commencent à utiliser un vocabulaire rugbystique dans le domaine du voyage, vous savez que vous êtes face à un problème », explique Bert Craven, responsable de l’architecture chez EasyJet.

Toutefois, le système de réservation en place, développé il y a des années avec d’importants investissements, n’offrait pas la possibilité de provisionner cette nouvelle fonction. Il aurait donc fallu que la compagnie aérienne investisse dans des datacenters supplémentaires, et ajuste son infrastructure pour permettre  son IT interne de délivrer ce nouveau service. «  Mais ces nouveaux datacenters auraient été hors de prix. »

La DSI de la compagnie a donc décidé de dissocier le service dédié à ces sièges de son système central de réservation et de l’héberger sur un service cloud, capable d’être mis à l’échelle et résilient, pour ensuite l’intégrer et finaliser le projet rapidement à moindre coût. L’équipe IT a sélectionné les services Cloud d’Azure de Microsoft car la société avait déjà travaillé avec le Cloud de Redmond dans le passé. EasyJet avait aussi testé d’autres plates-formes de cloud public, mais, comme il voulait une combinaison hybride, cloud et on-premise, Microsoft était celui qui proposait le plus haut niveau d’intégration, poursuit Craven.

EasyJet est l’une des références clés mises en avant par Microsoft pour ses services Azure. La compagnie aérienne utilise Azure depuis 2011. Elle utilise le cloud pour développer de nouveaux services qui communiquent sans fil dans les aéroports, sans avoir à supporter des coûts d'infrastructure importants. Azure fournit le lien depuis Internet vers le datacenter du groupe.

Un IT hybride pour optimiser l’usage de l’IT interne

La compagnie n’a pas basculé vers la stratégie du tout-cloud, lorsque son IT existant n’a pas été capable de supporter de nouveaux services. « Nous avons passé des années à développer notre système de réservation. Il ne faisait pas ce que nous souhaitions, nous avons donc ajouté une fonction dans le cloud et nous amortissons ainsi mieux les investissements que nous avions déjà consentis », ajoute Cravens.

« L’investissement Cloud ne fait jamais l'objet d'une discussion de type ‘nous devons tout détruire et redévelopper quelque chose de neuf dans le cloud’. Il s’agit de savoir comment faire pour étendre l’existant et extraire de la valeur de ces investissements avec une option à bas coût. »

Au lieu d’abandonner un IT interne, qui reste générateur de valeur, la DSI d’EasyJet a placé les nouvelles fonctions dans le Cloud et les a associées à son infrastructure interne. «  Cette stratégie qui consiste à concentrer les investissements cloud dans des secteurs qui font vraiment la différence en termes de résultats est la clé du succès du cloud », affirme de son côté Maurice Martin, directeur de l’activité Cloud de Microsoft. S’exprimant lors d’un événement, Martin a expliqué qu’EasyJet a révolutionné le secteur des compagnies aériennes et que la société est désormais capable de proposer des prix agressifs car elle conserve un niveau bas de dépenses. « En moyenne, les compagnies aériennes dépensent 2% de leur revenus dans l’infrastructure IT. Mais EasyJet n’en dépense que 0,5% », ajoute-t-il.

Un service de rservation de sièges dans le cloud

Aujourd’hui, la page de réservation des vols d’EasyJet intègre trois technologies différentes. « La première, là où les clients entrent leur date de départ et d’arrivée ainsi que leur destination pour la réservation de vols est motorisée par les serveurs Web d’EasyJet. » La seconde couche, qui présente les données sur les horaires ainsi que la sélection des vols les moins chers, est supportée par le système de réservation, situé dans un datacenter séparé. La dernière application, qui affiche un schéma de l’appareil sur lequel les clients peuvent choisir leur siège, est entièrement hébergée sur Azure. « Mais pour les utilisateurs, tout est transparent », rassure Martin. La compagnie aérienne a débuté les tests de son projet d’allocation de sièges à la demande  sur Azure en 2013.

Le Cloud a permis aux développeurs d’EasyJet d’écrire leur propre code, de dimensionner l’infrastructure en fonction des besoins et de tester le service. Point important, il était aussi plus rapide et plus rentable pour Easyjet de déployer le nouveau service sur le cloud public que sur son infrastructure interne.

Selon Craven, lorsqu’EasyJet a migré son IT maison, de taille réduite, vers des datacenters, cela a demandé deux années et des millions de livres d’investissement. Prolonger l’infrastructure existante vers Azure n’a pris que quelques heures. « Les équipes IT de la compagnie connaissaient la valeur des services Cloud, mais la société avait déjà dépensé  des millions dans ses propres infrastructures. Au lieu de passer les investissements réalisés sur leur IT interne par pertes et profits, ils ont choisi une solution hybride. »

Le projet de réservation de sièges  la demande a amélioré la satisfaction client de 5% et a contribué à la croissance des revenus d’EasyJet à la hauteur de 7%, si l’on se réfère aux résultats publiés pour l'exercice 2013.

Si toutefois le projet avait échoué ou n’avait produit pas les améliorations attendues en termes de satisfaction clients, il aurait été facile pour la compagnie aérienne d’éteindre le cloud, qui alimente l’application de réservation de sièges. « Il est plus facile d’éteindre une solution cloud que d’avoir à revisiter toutes les fonctionnalités du système de réservation », explique Craven.

 

Traduit par la rédaction, depuis un article de ComputerWeekly

Dernièure mise à jour de cet article : septembre 2014

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