IBM : la rémunération fixe des commerciaux amputée

Contrairement à d'autres mastodontes du secteur, IBM n'a pas annoncé de vague de licenciements massifs, mais n'en a pas moins pris des mesures drastiques.

Contrairement à d'autres mastodontes du secteur, IBM n'a pas annoncé de vague de licenciements massifs, mais n'en a pas moins pris des mesures drastiques. Selon Le Figaro, le groupe a mis en place une nouvelle politique salariale dans le monde entier, entrée en vigueur le 1er janvier. Cette dernière diminue de 15 % la part fixe du salaire des commerciaux et technico-commerciaux, soit environ 20 % des effectifs en France, selon un délégué CFDT cité par le quotidien. Ce qui représente environ 2 000 personnes en France, le groupe y totalisant environ 10 000 employés.

Ce nouveau mode de rémunération s'accompagne par contre d'une augmentation de la part variable. Dont le versement est conditionné à l'atteinte d'objectifs, définis dans une lettre annuelle. Bien sûr, le passage à ce nouveau mode de rémunération passe par la signature d'un avenant au contrat de travail. Mais, comme le note un salarié, ne pas signer, c'est prendre le risque d'être "mal vu".

Interrogé sur le sujet, un délégué FO d'IBM explique qu'en réalité, les modes de rémunération des commerciaux chez IBM étaient assez divers. Et vont d'une répartition 50-50 à du 70-30, pour certains d'entre eux pour qui le fixe occupe une part prépondérante. "Avec ce nouveau mode de rémunération, on se dirige vers une généralisation d'une répartition 50-50 entre fixe et variable", estime-t-il. Pour lui, ce changement de politique de rémunération masque probablement une restructuration de l'activité d'IBM : "je pense que les activités en centres d'appel notamment vont être rebasculées vers les partenaires d'IBM".

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