Test logiciel : la France de plus en plus mature

Une lueur d’espoir dans les services IT. Le test logiciel devrait connaître une croissance annuelle de 10% jusqu’en 2014, indique la dernier rapport du cabinet Pierre Audoin Consultants. Une illustration non seulement d’une mutation d’une filière qui se structure et d’une prise en compte du test dans les processus d’entreprise. Le test hexagonal entre en phase de maturité.

Signe positif sur le marché du test logiciel en France. Selon un rapport du cabinet de conseil Pierre Audoin Consultants, le segment, après avoir longtemps été considéré comme le parent pauvre du développement, aurait atteint une phase de maturité. A tel point que cette prise en compte des grands donneurs d’ordre, tant du métier de testeur que de l’utilité des tests, devrait donner une forte impulsion au marché, à raison de 10% de croissance annuel jusqu’en 2015, note PAC.

Dans une précédente étude, PAC a indiqué que le marché pesait en 2010 quelque 500 millions d’euros, soulignant un taux de croissance plus élevé que celui enregistré dans les services IT. Au niveau mondial, les dépenses en tests étaient évaluées à 79 milliards d’euros et devaient s’établir à 100 milliards d’euros en 2014.

« L’activité du Test s’est lentement structurée pour devenir un métier à part entière au sein de la filière informatique, avec des formations et certifications dédiées mais aussi des parcours de carrière et des passerelles métiers. Ce travail de promotion du testing a permis de réduire les fractures structurelles du marché qui le pénalisaient au niveau des ressources compétentes », explique également Arnold Aumasson, Senior Vice Président et Expert Testing chez PAC, dans un communiqué.

Le CFTL (Comité Français des Tests Logiciels), dont le référentiel des métiers de tests vient d’être publié, devrait apprécier. Ce référenciel, dont la création a nécessité plus d'une année de travail, vise à identifier chacun des rôles de la filière des tests logiciels en France, ainsi que leur responsabilité dans la chaîne des développements. L'un des objectifs nous avait expliqués Bernard Homès, président du CFTL, est également de fournir un cadre structurelle à une filière en manque de repère dans les entreprises.

Une mutation du secteur

Mais ce n’est pas tout. Car selon PAC, le marché est en proie à une transformation dans les niveau d’implication et de contractualisation. Le cabine y évoque «des mutations du marché et ses tendances consistant en la transformation des régies en forfait ainsi que le transfert du forfait jusqu’à l’externalisation en centres de services dédiés ou mutualisés». Un point évoqué par Olivier Denoo, directeur général de ps-testware, société spécialisée dans la qualité logicielle et vice président du Comité français des tests logiciels, lors de l’édition 2011 de la Journée française des tests logiciels. “Le gros de l’approche est dans les sociétés de services”, commentait-il, se tournant vers les Steria, Wipro, Sopra et Sogeti notamment qui ont pris position sur le segment. “Certaines entreprises ont toutefois mis en place des centres d’expertise et commencent à investir sur les compétences», affirmait-il.

Du coup, la France se re-positionne sur l’échiquier européen, conclut PAC, indiquant que l’hexagone passe «d’une phase de rattrapage de retard à une maturité comparable à celle de ses voisins européens». Le taux de pénétration du marché du test en France dépasserait celui de la moyenne européenne.

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