Les moyens de paiements électroniques : une révolution indispensable en France ?

Le rapport sur « l’avenir des moyens de paiements en France » vient d’être rendu public par le ministère des Finances. Au delà de la mort programmée du chèque, il met surtout en évidence le besoin des banques de s’adapter aux nouveaux moyens de paiements électroniques et aux nouveaux entrants du marché.

SEPA (Single Euro Payment Area), NFC, mobile wallet, 3D Secure, voici depuis quelques années des révolutions qui agitent énormément le microcosme bancaire français. Si les consommateurs ne changent pas encore à grande échelle leurs habitudes en terme de moyens de paiement, ceux-ci vont pourtant devoir vite évoluer. Telle pourrait être la conclusion du rapport sur « L’avenir des moyens de paiements en France » réalisé par Emmanuel Constant et Georges Pauget à la demande de l’ex-ministre des Finances, Christine Lagarde, en mars 2011. S’il accumule un certain nombre d’informations déjà largement connus - le faible  intérêt des Français par rapport à leurs voisins européens pour le paiement en espèce (en particulier au delà de 15 euros), leur amour pour le chèque (18,2 % des transactions en 2010) et leur engouement pour la carte bancaire (43,1 %) des transactions) et les prélèvements automatiques (19, 8 %) -, il soulève également des points plus intéressants.

20 préconisations qui n’engagent pas trop

Comme notamment l’obligation pour les banques de réseau de modifier leurs modèles financiers pour s’adapter à la fois aux nouvelles normes européennes (le virement SEPA qui supplantera en février 2014 le virement national rend la banque du créancier responsable du paiement et non plus la banque du débiteur et impose la dématérialisation du mandat) et aux nouveaux entrants venus du monde des technologies (comme Google Wallet ou en France Buyster issu de l’accord d’Atos et des trois principaux opérateurs de téléphonies mobiles).  Ce rapport fait ainsi 20 préconisations pour moderniser les moyens de paiements autour de 5 grands axes : faciliter les paiements sécurisés sur Internet, développer des moyens de paiement en face à face « de manière moderne, notamment par carte » (avec 43,1 % des transactions par ce biais, la Fédération des Banques française souligne que c’est déjà largement le cas), accélérer et accompagner la disparition du chèque, encourager des modèles économiques, performants, ouverts et concurrentiels, mobiliser la sphère publique et définir une politique nationale. Malheureusement, ces préconisations sont soient floues (développer le paiement sans contact, accroitre l’innovation), soient déjà largement mise en place (dématérialiser certains dispositifs du chèque).  Le diagnostic est bon, l’ordonnance plutôt légère.

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