Salaires en SSII : nouvelle grève chez IBM

Nouveau mouvement de grève chez IBM. Un peu moins suivi mais toujours symptomatique d’un malaise persistant sur la question des salaires en SSII. La direction semble jouer la montre tandis que les syndicats préparent déjà la rentrée.

Encore un jour de grève chez IBM où l’intersyndicale appelait à une nouvelle journée d’action après le succès rencontré le 20 mai dernier.  Ce jour-là, plus de 1 500 salariés français de Big Blue avaient cessé le travail. Hier 25 juin, il y avait un peu moins de monde au siège parisien, tour Descartes à La Défense, « mais on sent de nouvelles catégories se mobiliser », affirme Jean-Marie Daire, délégué CFDT d’IBM France.

Les salaires mais aussi l’emploi

Les salaires et la volonté de faire plier une direction qui refuse d’envisager l’idée d’une augmentation générale sont toujours au centre des revendications. Les syndicats réclament une hausse de 4,5 % des salaires mensuels de base, avec un minimum de 150 euros, et un rattrapage de la perte du pouvoir d’achat accumulée depuis plusieurs années via une augmentation complémentaire de 5 % des salaires mensuels de base, avec un minimum de 300 €.

La politique d’emploi est également visée, « avec beaucoup de départs transactionnels non compensés et le recrutement de jeunes moins expérimentés mais surtout meilleur marché », selon le représentant syndical.

Suite au premier mouvement, la direction avait consenti à une réunion le 24 mai : « il ne s’est pas passé grand chose depuis », admet de Jean-Marie Daire. Selon lui, la stratégie de la direction est claire : botter en touche en renvoyant à la maison mère concernant toute décision en matière d’augmentation générale et gagner du temps en repoussant au 17 juillet la prochaine réunion avec les représentants du personnel. Pourtant, les syndicats affirment qu’il existait un créneau le 26 juin, « mais la direction tente d’épuiser le mouvement en étirant les discussions sur les vacances », regrette le représentant CFDT.

Vers une rentrée chaude et unitaire ?

De fait, il est dur de mobiliser en plein mois de juillet, dans un secteur converti depuis peu à la revendication de masse. Capgemini et EDS/HP, également en lutte sur le pouvoir d’achat, sont confrontés au même problème. Rendez-vous est donc fixé à la rentrée pour ce qui concerne IBM. Et au-delà.

Jusqu’alors éparse, la mobilisation dans les sociétés de services s’est voulue unitaire mi-juin. Une journée d’action des syndicats de la branche Syntec assez peu suivie. « Mais désormais nous avons des contacts, notamment avec ceux de HP » explique Jean-Marie Daire, « et si nous ne sommes pas encore organisés, on se prépare à la coordination entre les sociétés, au moins au niveau de la CFDT ».

Il y a du pain sur la planche. Dans un récent sondage auprès de ces lecteurs, LeMagIT posait la question de la possibilité d’actions unitaires interentreprises au niveau des SSII. Et le scepticisme est de rigueur avec près de 60% des 175 répondants qui affirment ne pas croire la mobilisation générale possible.

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