25 % des projets en France ne respectent pas leurs délais

Tous secteurs confondus, en France, un quart des projets dépasseraient les fameuses deadlines fixées initialement. Un décalage dans le timing qui serait davantage courant chez les projets de moindre ampleur que chez les plus volumineux. En cause, la difficulté à mobiliser les bonnes ressources notamment.

Qu’ils soient informatiques ou pas, les projets les plus réduits ont tendance à plus facilement prendre du retard et à dépasser leur “deadline”. C’est le constat du dernier baromètre trimestriel de la société Sciforma (réalisé auprès de 4 000 responsables d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs), une société qui édite notamment des outils de gestion en projet. Au total, 25 % des projets ne respectent pas le calendrier initial.

Selon le baromètre, la taille influe sur le respect du timing. Et pas forcément dans le sens qu'on l'imagine, puisque ce sont les plus petits qui dérapent le plus facilement. En 2010, les projets initialement fixés à trois mois ont été tenus à presque 67 %, 26,7 % d'entre eux ont glissé dans la tranche allant de 3 à 6 mois. Plus surprenant, 6,7 % d’entre eux ont finalement été bouclé dans des délais supérieurs à 12 mois. Un vrai gdérapage.

Les projets de 3 à 6 mois ont quant à eux été livrés dans les temps dans 72 % des cas. Dans plus 25,5 % des cas, ils ont enregistré un retard de 6 mois maximum. Et 2,5 % d'entre eux ont explosé leurs délais dépassant les 12 mois de livraisons. Presque 78 % des projets de 6 à 12 mois ont maintenu le cap, rapporte le baromètre. Seulement 20,6 % avaient “dérapé” de 6 mois. Enfin si les projets fixés initialement à plus 12 mois ont été livrés à 94,74 % dans les temps, Sciforma souligne que “5,26 % des projets prévus pour durer plus de 12 mois ont, en réalité, été menés à bien en moins d'un an”.

sciforma

“Malgré l'implication des directions générales [60% des projets leur sont soumis, NDLR], les projets des entreprises sont chroniquement en retard. Une situation qui semble due à un manque de ressources et à de mauvais arbitrages entre les opérations quotidiennes et le suivi des projets”, analyse Sciforma. Et pour cause : les entreprises gèrent généralement un nombre élevé de projets en parallèle, même si ce nombre est également relatif à la taille de l’entreprise. Si en moyenne, l’étude révèle qu’une entreprise gère 139 projets concomitamment, celles avec un CA de moins de 10 millions d’euros en gère 40 alors que pour celles réalisant plus d’un milliard d'euros de CA, ce chiffre atteint 330. Un nombre de projets menés en simultané qui nécessite l’usage d’une méthodologie précise, rappelle alors Sciforma. Le baromètre cite également la difficulté à « trouver les compétences nécessaires à la réalisation des projets », comme une des raisons premières des retards.

Ce baromètre fait écho à une étude du cabinet Evans Data publiée en décembre 2010. Le cabinet d’analyse américain révélait que les projets de développements informatiques avaient également une fâcheuse tendance à glisser dans le temps. Dans la zone EMEA, seulement 36 % des projets de développements étaient livrés selon le calendrier fixé initialement. Zone où également les projets étaient plus enclins à être purement et simplement abandonnés.

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