Trois ans après le rachat, EDS va enfin être absorbé par HP France

HP France devrait absorber juridiquement HP ESF (ex-EDS) et ses 1 000 salariés d’ici au 1er mai. Ces derniers passeront de la convention Syntec à la convention Métallurgie, plus avantageuse.

Bientôt trois ans après le rachat d’EDS par HP, le scénario du rapprochement de HP France et HP ESF (ex-EDS France) est enfin validé. Il fait l’objet d’un protocole d’accord d’une quarantaine de pages qui vient d’être signé par les syndicats majoritaires des deux filiales (dont 100 % de ceux d’ESF). Reste à obtenir l’avis des CE concernés.

Selon ce protocole, la fusion juridique devrait intervenir le 1er mai et se matérialisera par l’absorption de HP ESF (ex-EDS) par HPF (HP France) pour le plus grand bénéfice des 1 000 collaborateurs restants de HP ESF (ils étaient 2000 au moment du rachat par HP). Ce faisant, ces derniers troqueront la convention Syntec pour la convention Métallurgie, plus avantageuse ; accèderont à des œuvres sociales mieux dotées (1,5 % de la masse salariale au lieu de 1,1 %) et profiteront d’un abondement épargne salariale de 31 € par mois.

Dans un deuxième temps, lorsque l’accord ARTT aura été renégocié, ils bénéficieront de 10 jours de crédit épargne temps transformables à leur convenance (en salaire, en congés ou en épargne salariale).

Pas de changements notables pour les salariés de HP France

Du côté des 1 800 salariés de HP France, il n’y aura pas de changement hormis pour ceux soumis au mode horaire, qu’il a fallu faire converger avec le système en vigueur chez ESF. Le temps de travail quotidien va diminuer et ils bénéficieront d’un supplément de rémunération annuel mais perdront une partie de leurs jours récupérables.

Les clients aussi devraient y trouver leur compte, notamment dans le cadre des projets d'outsourcing. Des projets pour lesquels les équipes continuaient d’être réparties sur les deux entités, le transfert des 200 collaborateurs de la division OS, l’activité outsourcing historique de HP, à la division ESF étant suspendu à la négociation d’un accord  global de fusion.

Trois années dans l'antichambre de HP

Ce protocole d’accord marque l’épilogue d’un long rapport de force entre la direction de HP et les instances représentatives qui ont toujours refusé les scénarii que la première avait initialement retenus, à savoir une absorption de HP France par HP ESF ou une coexistence des deux entités (avec un transfert des effectifs de la division HP OS vers ESF).

C’est finalement les secondes qui ont obtenu gain de cause en obtenant d’abord en juillet 2009 que les transferts soient décorrélés des plans de sauvegarde de l’emploi prévus puis en négociant un nouveau projet de fusion dans lequel c'est désormais HP France qui absorbe ESF.

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