STMicro se redresse et nomme Didier Lamouche au poste de directeur général

Après plusieurs trimestres difficiles et des pertes de part de marché sur le segment des semiconducteurs STMicro qui va mieux change de tête. Dirigeant historique du groupe franco-italien Alain Dutheil passe la main à Didier Lamouche spécialiste du secteur et ancien patron de Bull.

Après avoir occupé plusieurs postes de direction au sein d’IBM et surtout piloté Bull de 2004 à 2010, Didier Lamouche est de retour. Il prendra les rênes opérationnelles de STMicro à compter du 1er novembre pour une période de transition avant de se retrouver Directeur général du groupe franco-italien de composants microélectroniques à part entière le 26 janvier 2011, date à laquelle seront annoncés les résultats financiers pour 2010.
Didier Lamouche connaît bien le groupe pour avoir été membre du conseil de surveillance – sous l’égide du PDG Carlo Bozotti – depuis 2006. Il démissionne de ce poste pour intégrer la direction opérationnelle d’une société durement touchée par la crise, mais dont l’activité a rebondi au cours des premiers trimestres 2010.

Un spécialiste des semiconducteurs


Âgé de 51 ans, Didier Lamouche est ingénieur de l’École Centrale de Lyon et spécialiste de l’industrie des semi-conducteurs. Il a fait une grande partie de sa carrière de dirigeant chez IBM pour qui il a notamment dirigé le site de Corbeil, menant sa restructuration en vue de créer Altis Semiconductor, co-entreprise d’IBM et d’Infineon, qu’il dirigera en tant que Chief Executive Officer pendant quatre ans. Entre 2003 et 2004, il a dirigé les opérations mondiales Semiconducteurs de Big Blue avant d’être recruté pour diriger Bull qu’il a quitté en mai 2010. Un expérience qui lui sera utile puisque tant Bull que STMicro ont pour actionnaire minoritaire, mais très attentif, l’Etat français.
Il succède à Alain Dutheil, un cadre historique du groupe pour lequel il a travaillé durant 27 années, et qui occupait le poste de directeur général depuis 2005. Il aura notamment eu à conduire les opérations durant la dernière crise qui a touché STMicro encore plus fortement que ses concurrents.
Les choses semblent aller mieux en 2010 et le groupe fait état de résultats plutôt positifs pour son troisième trimestre, achevé le 26 septembre.

Un groupe en plein redressement

STMicro a vu son activité croître de 16,8% avec un chiffre d’affaires de 2,657 milliards d’euros, lui permettant de générer un résultat net part du groupe de 198 millions d’euros contre une perte de 201 millions d’euros sur la même période en 2009. Selon le communiqué financier, « par rapport au troisième trimestre 2009, la croissance régionale a été tirée par la région Chine – Asie du Sud où les ventes ont progressé de 29%, suivie par les Amériques avec une croissance de 27% ».
Par rapport à 2009, tous les segments de marché sont par ailleurs en croissance, à l’exception des Télécommunications, avec une hausse de 36% dans le Grand public, de 31% dans l’Automobile, de 25% dans l’Industriel & Autres et de 18% dans l’Informatique. Les Télécommunications affichent un recul de 12%.

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