Le chômage des informaticiens se maintient à un niveau très élevé

Encore un mois noir pour les informaticiens français. Après deux mois de retour à la hausse, le nombre de demandeurs d’emploi n’a toujours pas baissé au mois de septembre. Et les signes encourageants sur le front des petites annonces ont du mal à se concrétiser. Pire, la précarité augmente avec une hausse des contrats à activité réduite dont les titulaires sont de plus en plus nombreux à s’inscrire à pôle emploi.

Pas un de plus… mais pas un de moins. S’il n’a pas progressé au mois de septembre, le nombre d’informaticiens au chômage total inscrits auprès de pôle emploi n’a pas non plus régressé après deux mois consécutifs d’augmentation. Il s’établi donc, comme au mois d’août, à 27 400 demandeurs d’emploi, soit 5,5% de l’ensemble de la population française d’informaticiens.

Pourtant, après un exercice 2009 qui avait vu le secteur particulièrement touché par la crise, l’année avait commencé sous les meilleurs auspices avec un reflux progressif. Si le niveau n’a pas encore atteint celui de l’automne dernier, le spectre d’un chômage structurel s’établissant au dessus des 5% est bien là. On comprend d’autant moins les chiffres particulièrement positifs publiés depuis quelques mois par l’Apec, au cœur du dispositif de recrutement d’une population parmi lesquels les cadres sont très nombreux.

Ainsi, neuf entreprises du secteur IT sur dix auraient recruté durant le troisième trimestre 2010. Le secteur est même celui où la proportion d'entreprises ayant recruté – 90% donc – est la plus forte. De la même manière, l’Apec recense un nombre croissant d’annonces concernant les postes d’informaticiens depuis plusieurs mois déjà. L’Apec en conclu donc que « la situation est très favorable dans l’informatique : neuf entreprises sur dix ont recruté au troisième trimestre 2010, contre huit sur dix au troisième trimestre 2009. Les prévisions de recrutements progressent en outre de 4 points et, pour 58% des entreprises, le volume de recrutement est plus élevé par rapport à l’an passé ».

De la croissance côté petites annonces donc, mais avec des débouchés largement insuffisants, cette fois c’est une certitude. Ou alors pour des postes précaires. Si sur un mois, le nombre de demandeurs d’emploi n’ayant déclaré aucune activité durant le mois de septembre a stagné, celui recensé en catégorie A,B et C a lui progressé. Si les catégories A sont bien les sans emplois, les autres exercent une activité réduite courte, 78 heures max au cours du mois (catégorie B), ou une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois (catégorie C). Ils sont désormais 33 600, soit près de 2 000 de plus qu’en juin.

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