Etude : de moins en moins d'obstacles à la diffusion de l'Open Source

L'Open Source soulève les foules. Plus de trois cents de nos lecteurs ont répondu à notre étude portant sur la réalité des déploiements des logiciels libres dans les entreprises. Une étude qui montre clairement la pénétration grandissante de ces technologies dans les systèmes d’information.

A l'heure où vient de se clore l'Open World Forum, deux jours de conférences organisées à Paris et consacrées au logiciel libre, LeMagIT publie les résultats de son étude lancée sur notre site il y a deux mois pour comprendre la pénétration des logiciels libres dans les organisations de nos lecteurs. Les résultats confirment la diffusion de l'Open Source dans la plupart des secteurs d'activité et au-delà des seules couches de l'infrastructure. Des tendances qui confirment celles dessinées par les experts de l'Open World Forum dans leur feuille de route 2020 pour l'Open Source.

Au total, vous êtes 321 à avoir répondu à notre enquête sur la diffusion du logiciel libre en entreprise. Et le succès de l’Open Source est là : 93 % des répondants ont déployé des solutions libres dans leur organisation, toutes tailles confondues.

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Avec toutefois des différences notables entre les différents secteurs d’activité. Parmi nos sondés convertis à l’Open Source – ou en passe de l’être –, on compte une très large majorité de représentants de l'industrie IT ou des télécoms, mais aussi du secteur public et de l’éducation. L’agroalimentaire et le BTP, les deux secteurs où nous avons aussi enregistrés le plus faible nombre de réponses (voir schéma ci-dessous), semblent en revanche parfaitement hermétiques au logiciel libre ; peut-être faute d’offre verticale adaptée.

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Ceux de nos lecteurs qui ont, jusqu’ici, fait l’impasse sur le logiciel libre attribuent principalement cette prudence à un manque de maturité de l’offre. Viennent ensuite les craintes relatives au support puis à la sécurité. Ce dernier sujet d’inquiétude mérite d’être relevé : on le verra plus loin ; il est loin d’arriver en tête des critères de choix de ceux qui ont opté pour le logiciel libre.

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Mais où s’installe donc le logiciel libre ? Très largement, c’est dans l’infrastructure qu’il trouve sa place, à 67 %. A noter que ce chiffre intègre le système d’exploitation des postes de travail. Mais, sans trop de surprise, c’est sur le terrain des systèmes d’exploitation serveur, de la messagerie et de la gestion des données que domine le libre.

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Ce résultat seul - assez attendu en définitive - ne doit pas masquer qu'un tiers de nos lecteurs passés au libre ont également l'Open Source pour l'applicatif. Une progression in fine assez inattendue même si la diffusion du libre dans les couches applicatives se précise depuis plusieurs années. Et c’est sur la bureautique qu’il s’impose, avec une bonne avance sur les applications de gestion de contenu. Faut-il y voir le signe d’une maturité d’OpenOffice.org ?

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Mais qu’est-ce qui motive le passage au libre ? Le coût global des projets occupe une place importante. Mais il arrive ex-aequo avec l’indépendance vis-à-vis des éditeurs. Suivent la souplesse des développements et la maturité de l’offre.

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Interrogés sur leurs critères de choix dans une solution, nos lecteurs plébiscitent les fonctionnalités. Tout juste suivies en seconde position par le respect des standards, puis par la taille de la communauté. La sécurité n’arrive qu’après ces trois premiers critères, devant la disponibilité des ressources humaines qualifiées et la présence d’un éditeur pour supporter la solution. Une hiérarchie qui bouscule un peu le discours dominant qui tend à attribuer un poids important à la communauté autour de la solution et/ou à la présence d'un éditeur la supportant.

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N’en déplaise à certains, le risque d’arrêt du support n’apparaît finalement pas si important à nos adeptes de l’Open Source. Pour eux, la vraie limitation, c’est l’absence de maîtrise sur les développements. Ainsi que les incertitudes sur la politique de mise à jour.

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Conséquence : près de 50 % de nos lecteurs sondés passés au libre préfèrent finalement les solutions communautaires pures aux solutions d’éditeurs Open Source. Même si près d’un tiers n’affiche aucune préférence.

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Avec une conséquence – potentiellement budgétaire – non négligeable : majoritairement, nos sondés passés à l’Open Source comptent sur des ressources internes pour le support de leurs déploiements. Mais les SSLL, ces sociétés de services spécialisées dans le logiciel libre, arrivent en seconde position à 24 %. Les éditeurs de solutions libres n’apparaissent qu’à la troisième place, à 23 %. Un résultat somme toute assez logique : ces derniers étant apparus sur le marché plus récemment que les acteurs du service.

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Au final, une large partie des sondés – 91 % - utilise également des logiciels libres à titre personnel (la question mettait de côté le navigateur Web). Sans pour autant considérer que Linux a atteint la maturité nécessaire pour convaincre sur le poste de travail en entreprise. Du moins 20 % des sondés refusent-ils de voir en Linux une offre mature en la matière.

Malgré cette réserve, pour 96 % des sondés, les administrations publiques doivent favoriser l’Open Source. L’Etat lui-même doit pousser les entreprises à l’adopter pour 83 % des sondés.

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