Outils collaboratifs : les entreprises françaises démarrent lentement, selon Markess

Selon Markess International, les entreprises françaises ont tout juste amorcé l’ère du travail collaboratif. Si messagerie et agenda partagé sont les solutions les plus citées aujourd’hui, le cabinet d’étude prédit un glissement progressif vers le participatif, le social et le partage de groupe. Mais seulement d’ici à 2 ans.

En termes d’outils collaboratifs, les entreprises françaises n’en sont encore qu’au balbutiements. C’est un des constats que l’on pouvait dresser en observant la dernière étude de Markess International, “Solutions de collaboration d’entreprises : usages et bénéfices”. Sur un panel de 200 entreprises françaises, le cabinet d’étude indique que pour 80 % d'entre elles, la messagerie électronique d’entreprise, ainsi que ses composants - presque rudimentaires -  d’agenda ou d’espace de travail partagés, a formé en 2009 l’essentiel du bagage collaboratif mis à disposition des utilisateurs. Des approches encore point à point, explique Emmanuelle Olivié-Paul, directrice associée chez Markess International, qui reposent sur le mode asynchrone.

Une nouveau cycle d'investissements s’amorce

Très optimiste, le cabinet estime toutefois que cette approche servira de terreau à des déploiements plus ambitieux d’ici à 2 ans. Une première étape avant un glissement progressif vers une autre perception de la collaboration, selon Emmanuelle Olivié-Paul.

En 2011 donc, les entreprises aggrémenteront leurs solutions de touches d’instantanéité, de notions participative et sociale - réseaux sociaux obligent. Parmi les souhaits émis par plus d’un quart des entreprises sondées, le cabinet cite les espaces collaboratifs et les solutions permettant la création de contenus à plusieurs ; la gestion de projet ; les solutions de partage de contenus, de gestion documentaire ou de contenus ; les réseaux sociaux d’entreprise ; les solutions de gestion de contacts et de présence ; les blogs et wikis, la messagerie instantanée et la conférence Web.

Un nouveau cycle d'investissements qui nécessitera toutefois un accompagnement des entreprises. “Au niveau organisationnel, mais également au niveau de l’individu”, précise Emmanuelle Olivié-Paul.

Vers une série de fusions/acquisitions

Autre constat de Markess : en 2009, pour s’équiper en outils de collaboration, les entreprises ont fait appel à plusieurs fournisseurs de technologies. Sur les 200 entreprises ayant répondu à l’étude, 50 % d'entre elles affirment avoir deux ou trois prestataires - et donc des solutions différentes - en interne. Et 14 % de ces organisations répondent s’être entourées du même nombre de prestataires, mais en mode Saas (Software-as-a-service). 15 % des entreprises seulement affirment n’avoir qu’un seul fournisseur de technologie. “Il s’agit de modèles assez hybrides, constate Emmanuelle Olivié-Paul. Les entreprises ont un socle sur lequel elles greffent progressivement des outils d’acteurs best-of-breed.”

Car aujourd’hui, les entreprises viennent piocher dans un marché éclaté, animé par 4 typologies d’acteurs, résume-t-elle. “Les acteurs historiques de suites de productivité, qui ont élargi leur périmètre fonctionnel, ceux de la gestion de contenu qui s’étendent vers le collaboratif, des acteurs comme Adobe ou Google qui bouleversent les modèles en place et enfin tout un ensemble d’acteurs spécialisés”.

Au fur et à mesure que les entreprises avanceront vers les nouveaux usages collaboratifs, ce marché risque de connaître de profondes mutations. Il faut donc s’attendre à une série de fusions/acquisitions, indique Markess.

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