Gemalto : les ex-salariés de Gemplus et la direction signent l'armistice

A l'issue d'un conflit assez long avec la direction de Gemalto - fruit de la fusion de Gemplus et Axalto -, les salariés du premier ont obtenu quelques concessions quant à l'évolution de leur statut. Notamment sur les RTT.

Fin du conflit entre la direction de Gemalto, le spécialiste des cartes à puce né de la fusion entre Gemplus et Axalto, et les salariés du premier. Rappelons qu'à la faveur du regroupement des deux sociétés, la direction entend harmoniser les statuts des salariés, en se basant pour l'essentiel sur les conditions d'Axalto (le statut le moins avantageux notamment en termes de RTT).

Un processus qui a rencontré l'hostilité du personnel de Gemplus, qui estimait perdre trop d'avantages dans cette harmonisation. Une grève de deux jours a ainsi paralysé les sites de la société du sud de la France en novembre.

16 jours pour solde de tout compte

Hier, les représentants du personnel de Gemplus et la direction du groupe ont signé un accord, mettant fin à ce conflit. La transition depuis le statut de Gemplus (le plus avantageux) est adoucie. Pendant 3 ans, les salariés concernés bénéficieront au total de 16 jours supplémentaires de RTT (sous la forme d'un compte épargne temps), minimisant la perte de 8 ou 9 jours par an que subiront les ex-Gemplus. Avant les négociations de ces derniers jours, la direction proposait une compensation de 12 jours.

De même, un dispositif d'accompagnement sur trois ans des personnels à temps partiel a été signé, garantissant à ces salariés de conserver à minima leur salaire de 2009, s'ils ne bénéficient pas d'ici là d'augmentations à même de compenser les 6% de perte de salaire que représente la modification du régime RTT. Par contre, la direction du groupe est restée ferme sur la question des augmentations de salaires pour 2010 (avec une promesse aux environs 2,2 % de la masse salariale).

"La direction d'Axalto (avec laquelle les représentants du personnel discutaient, NDLR) n'a pas la même culture du dialogue social que celle de Gemplus, regrettent les porte-parole de l'USG-Unsa, le syndicat majoritaire dans les implantations de l'ex-Gemplus. Il a fallu employer des moyens de pression colossaux : la direction nous a poussés à la radicalisation".

Dans ce conflit, les organisations syndicales des deux sociétés ont avancé en ordre dispersé. A l'été 2010, les élections des représentants du personnel sur les sites de l'ex-Gemplus devraient amorcer la recomposition du paysage syndical au sein du fleuron français de la carte à puce.

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