Nebula : une étoile montante dans la galaxie OpenStack

Fondé par deux des pionniers du projet OpenStack à la Nasa, Nebula devrait lancer ses contrôleurs cloud dans le courant 2012. La firme qui dispose du soutien financier de visionnaires de la Silicon Valley a pour but de rendre la mise en oeuvre d'un cloud OpenStack d'entreprise aussi simple que l'installation d'une appliance.

En 2011, OpenStack aura au moins réussi un exploit, celui de faire parler de lui. Le projet open source d’administration de clouds, initié par Rackspace et la Nasa en juillet 2010, est désormais soutenu par plus de 140 sociétés, dont la plupart des grands de l’industrie, comme AMD, Bull, Citrix, Cisco, Dell, HP, Intel, NetApp, mais aussi une kyrielle de start-up innovantes et le gotha des hébergeurs mondiaux. Parmi les start-ups qui gravitent autour d’OpenStack, figure Nebula, une jeune entreprise co-fondée par l’ancien directeur technique de la Nasa, Chris Kemp, et par Devin Carlen, l’un des premiers développeurs de ce qui allait devenir OpenStack Nova (ou OpenStack Compute) à la Nasa.

 nebula appliance
Une appliance Nebula contrôle jusqu'à 25
serveurs et les assemble en un pool unique de
ressources de calcul OpenStack

L’objectif de Nebula n’est pas de produire une distribution OpenStack, mais de concevoir un système intégré de contrôle de cloud, capable d’accélérer et de simplifier les déploiements d’un nuage OpenStack pour les entreprises. Ce système est baptisé Nebula Entreprise cloud Appliance et s'appuie sur le code Openstack. Il s’agit en fait d’un serveur convergent, mixant les capacités d’un serveur traditionnel avec celles d’un commutateur réseau 10Gigabit à 48 ports - dérivé des commutateurs Arista -, capable de contrôler un rack entier de serveurs x86. En reliant plusieurs contrôleurs Nebula (jusqu'à 1024), on peut ainsi constituer et contrôler un nuage de serveurs à grande échelle (jusqu'à 24576 serveurs), capable d’accueillir plusieurs centaines de milliers de machines virtuelles. Le tout avec une simplicité d’intégration bien supérieure (en tout cas selon la firme) à celle que procure un assemblage plus traditionnel. Ces limitations sont pour l'instant celles de la première génération de contrôleurs Nebula, même si l'objectif affiché est d'aller bien au-delà dans le futur.

Des soutiens de poids

 bechtolsheim
Andy Bechtolsheim, co-fondateur de Sun, de
Granite Systems et d'Arista, premier financier
de Google, est l'un des investisseurs dans
Nebula.
Crédit Photo : C.Bardy (cliché pris lors de
SuperComputing 2011 à Seattle)

Comme l’explique Andy Bechtolsheim, le co-fondateur d'Arista Networks,  « le fait que Nebula s’appuie aujourd'hui sur OpenStack a une portée similaire à l’adoption de Berkeley Unix par Sun Microsystems dans les années quatre-vingt (…).  Les systèmes propriétaires n’avaient aucune chance contre les plates-formes ouvertes. Pour moi, Nebula est la société qui ouvrira OpenStack au monde des clouds privés d’entreprise ».

Une chose est sûre, Nebula dispose des moyens nécessaires pour financer ses ambitions. La firme dispose ainsi du soutien financier de Bechtolsheim (qui est aussi co-fondateur et employé n° 1 de Sun - il a conçu la première Sparc Station -, co-fondateur de Granite System – racheté par Cisco -, co-fondateur de Kealia – racheté par Sun -, et qui est aussi connu pour avoir fait le chèque de 100 000 $ qui a permis à Serguei Brin et Larry Page, les fondateurs de Google, d’acheter leurs premiers serveurs). Elle est aussi appuyée par le professeur David Cheriton de Stanford (partenaire de Bechtolsheim dans Granite, auteur lui aussi d’un chèque de démarrage à Brin et Page, cofondateur de Kealia et Arista…) et par Ram Shriram (ex-Amazon et l’un des premiers investisseurs dans Google). Ces trois-là sont tous milliardaires. Nebula est aussi financé par Kleiner Perkins (via Bill Joy, co-fondateur de Sun) et Highland Capital Partners.

Les premiers tests des équipements Nebula ont commencé au dernier trimestre 2011. La commercialisation des contrôleurs de la firme est attendue courant 2012, probablement avec la disponibilité de la version finale de la prochaine mouture d’OpenStack (nom de code « Essex ») attendue pour avril. En attendant le lancement des appliances, Nebula s’est déjà fait remarquer en contribuant largement au projet de dashboard d’OpenStack qui est devenu un composant cœur du projet avec le lancement de la version « Diablo » en septembre dernier.

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