SAP institutionnalise le co-développement éditeur / utilisateurs

Les utilisateurs SAP pourront encore plus s’impliquer dans les innovations de leur éditeur de PGI préféré. C’est tout le sens du programme Influence qui optimise la remontée de demandes d’évolutions simples, responsabilise très fortement les clubs utilisateurs et conduit SAP sur la voie d’une plus grande transparence dans les développements.

Trois ans après les vives tensions suscitées par la brutale augmentation des tarifs de maintenance de l’éditeur, les relations entre SAP et ses utilisateurs – représentés en France par l’USF – semblent désormais au beau fixe. Le géant allemand et le club des utilisateurs SAP francophones (USF) ont profité de la convention annuelle de ce dernier, qui se tenait à Strasbourg les 5 et 6 octobre, pour présenter leur programme de co-innovation, baptisé Influence. En clair, entre deux versions majeures, les utilisateurs auront la possibilité d’influer sur les développements de l’éditeur à travers un processus qui met les clubs utilisateurs au centre du jeu.  Nicolas Sekkaki, Directeur général de SAP France, explique  « qu'à travers ce processus de co-innovation unique notre objectif est d’améliorer encore l’efficacité, la transparence et la réactivité de nos équipes de R&D ».

De fait, les utilisateurs adhérents aux différents clubs – désormais interfaces obligatoires – auront accès aux trois niveaux du programme : Customer Connection – la véritable innovation, traitant des demandes d’évolution sur les versions en cours - ; Customer Engagement Initiative – pour les nouvelles solutions – et le Customer Advisory Council – qui existe déjà avec l’apport important du SUGEN (réseau regroupant 15 clubs utilisateurs de SAP dont les clubs français et américains).

Customer Connection apparaît comme le véritable chaînon manquant et doit, selon Claude Molly-Mitton, Président de l’USF « permettre une très forte interactivité [entre l'éditeur et ses utilisateurs] avec des engagements forts de SAP en matière de transparence et de délai de réalisation des demandes d’évolutions qui seront acceptées ».

Dans les faits chaque entreprise utilisatrice pourra remonter ses desiderata d’évolutions simples dans le cadre d’un agenda d’axes «(les « topics ») qui se succéderont dans le temps. Cette période de remontée des idées, animée par l’USF pour la France, se déroulera sur une période de 6 à 8 semaines. Derrière, un processus de vote sera ouvert sur une plate-forme collaborative dédiée et les idées correspondant bien à la logique Customer Connection et ayant le « support » d'au moins 5 entreprises utilisatrices seront sélectionnées et remontées à l’éditeur. Ce dernier se donne 4 semaines pour étudier les demandes et arbitrer leur traitement en fonction de critères préétablis. Au final, en cas d’arbitrage positif, SAP s’engage à ce que le développement soit livré dans un délai de 6 à 9 mois maximum.

Selon Claude Molly-Mitton, la phase de tests réalisée sur neuf mois en Allemagne s’est avérée très encourageante. Au-delà de la validation du process lui-même, une centaine de requêtes d’utilisateurs ont été validées. Mais difficile de savoir si la mayonnaise prendra dans tous les pays. Même si les utilisateurs peuvent y trouver un réel intérêt, les faire travailler ensemble ou de manière « publique » sur des développements – surtout s’ils touchent à des dimensions très métiers – ne sera pas aisé. L’autre point clé reposera sans doute sur la capacité de l’USF et au-delà de l’ensemble des clubs utilisateurs à assumer sur le long terme un rôle clé dans les développements au jour le jour, tout en respectant des règles d’équité entre les différents types de comptes.



 
L'USF grandit et se régionalise encore

Beau succès pour le club francophone des utilisateurs SAP qui a enregistré plus d’un millier d’inscriptions à sa convention annuelle qui se tenait les 5 et 6 octobre à Strasbourg. Les partenaires de l’éditeur ne s’y étaient pas trompés et sont venus nombreux – 66 étaient présents – pour rencontrer leurs clients, eux-mêmes particulièrement occupés avec pas moins de 78 ateliers répartis sur les deux jours.

L’étape strasbourgeoise a été l’occasion pour Claude Molly-Mitton, Président de l’USF, de mettre l’accent sur la régionalisation du mouvement avec le lancement, sous l’impulsion d’Eric Hoffstetter, DSI de Sew-Usocome, de la commission Grand Est, censée regrouper les utilisateurs dans cette partie de l’Hexagone. Une déclinaison alsacienne, qui fait écho à la commission Grand-Ouest lancée en 2010. Prochaine étape envisagée : une commission Rhône Alpes.

Au total l’USF revendique près de 500 entreprises et administrations adhérentes pour 2 700 membres, un chiffre en croissance de 10 % sur un an.

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