L’Open Source, plus accessible dans les administrations française et britannique

Linagora référencé dans la centrale d’achats publics Ugap, un éditeur Open Source qui entre dans le CloudStore britannique... Les administrations françaises et britanniques pourront désormais accéder plus facilement à des solutions libres pour motoriser leur système d’information.

En novembre, l’Open Source s’est ouvert un peu plus la porte des SI publics en Europe : alors  qu’au Royaume-Uni, le gouvernement de sa Gracieuse Majesté a enfin référencé le premier fournisseur Open Source au sein de son très novateur CloudStore, en France, la centrale d’achats publics UGAP a choisi Linagora pour accrocher à son panel de services une prestation de services 100% libres aux administrations hexagonales. Une avancée clé pour la place du libre et de l’Open Source dans les procédures d’achats publics, hors appels d’offres. En France, l’union des groupements d'achat public (Ugap) est la seule centrale généraliste d’achats publics, sous la double tutelle du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie et du ministère de l'Éducation Nationale. Dans un souci de rationalisation, cette centrale achète et revend des biens aux administrations et collectivités, sans que celles-ci n’aient le besoin de publier un appel d’offres. Selon les chiffres de l’Ugap, l’informatique compte pour 26% des commandes. La SSLL Linagora sera ainsi référencée sous forme de prestataire d’une offre de services portant sur du conseil et du support aux logiciels libres. La prestation comporte plusieurs niveaux, explique la SSLL d’Alexandre Zapolsky, son Pdg : disposer «d’une expertise pour le développement d'un module innovant sur logiciel libre » ou encore de bénéficier « d’un accompagnement sur site à la prise en main de logiciels libres avec transfert de compétences aux équipes du client » ou bien d’une résolution d’incident également sur site. Un des volets de la prestation couvre également l’accès à un support téléphonique sur « une liste de 100 ou 300 logiciels libres, prêts à l’emploi, sur une plateforme unique définie par Linagora», précise la société. Ce référencement d’une prestation libre dans l’Ugap s’inscrit évidemment en droite ligne de l

a circulaire signée en septembre dernier par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault. Un document qui outre le fait d’expliquer combien le libre peut être un bon levier de réduction des coûts et de mutualisation, recommande aux administrations françaises d’utiliser, voire de privilégier, les logiciels libres dans leurs systèmes d’informations. « L’UGAP dans sa mission de relais des politiques publiques, accompagne ainsi la circulaire du 1er ministre du 19 septembre 2012 portant sur les orientations pour l’usage des logiciels libres ; une migration culturelle majeure », indique Albert Aloisi, chef du département Prestations Intellectuelles Informatiques de l’UGAP, cité dans un communiqué de presse de Linagora. Cette entrée de Linagora dans le catalogue de l’Ugap est à rapprocher de la signature du 

marché de support des logiciels libres pour le Minefi, que la SSLL a remporté en octobre dernier. Associée à 25 PME et aidé par Bull en tant que sous-traitant, Linagora s’est ainsi engagé à assurer le support de plus de 200 composants de logiciels libres sur 4 ans pour le ministère. La valeur du contrat est estimée entre 15 et 20 millions d’euros. L’autre marché de support en logiciels libres en France, inter-ministériel, a quant à lui été remporté par

Capgemini, Alter Way et Zenika.

L’Open Source entre le CloudStore Outre-manche, c’est vers le Cloud qu’il faut se tourner. Si le gouvernement de David Cameron avait déjà privilégié l’Open Source dans ses politiques d’achats IT, le logiciel libre n’avait pour l’heure pas encore pénétré les voies qui mènent au saint nuage des prestataires publics. Le gouvernement a décidé il y a plusieurs années la mise en place d’un cloud gouvernemental, dont un des piliers est un magasin applicatif, le

CloudStore, censé rassembler les logiciels et prestations de fournisseurs informatiques référencés. Début novembre, l’éditeur britannique Sirius, qui propose des développements ainsi que des services sur des briques Open Source (PostgreSQL, Apache, JBoss Asterisk, etc...) a annoncé avoir « gagné sa place » dans le CloudStore, au sein duquel il proposera une série d’applications Open Source aux administrations britanniques. Et selon Mark Taylor, cela constitue bien une « première ». « Le mythe qui raconte qu’on ne peut pas obtenir du support pour l’Open Source est révolu. Il est désormais temps de tordre le cou à l’ogre du procurement. »

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