Méthodes agiles : une méconnaissance des dirigeants, pourtant moteurs dans l’adoption

Si les méthodes agiles gagnant de plus en plus les équipes de développement et s’insèrent au coeur de davantage de projets, les équipes dirigeantes des entreprises, sondées dans le cadre de cette étude de VersionOne, peinent à appréhender les concepts et les mécanismes. Problème : ils en sont les prescripteurs principaux ainsi que la condition de leur réussite.

Les méthodes agiles prennent certes de l’embonpoint chez les spécialistes du développement logiciel. Mais malgré la nécessité de rallier les dirigeants à la gestion de projets agiles, peu d’entre eux ont une vraie connaissance de l’agilité et autres méthodes de type Scrum ou Kanban. C’est une des conclusions qui pourraient être tirées du dernier baromètre établi par VersionOne, un éditeur d’outils de gestion de projets dits agiles. 

Ainsi en 2012, les quelque 4 048 répondants à l’étude (27 % en Europe, 60 % en Amérique du Nord) sont unanimes : l’adoption des méthodes agiles va grandissante et l’agilité se diffuse un peu plus dans les projets. Plus de 84 % d'entre eux affirment ainsi avoir utilisé des méthodes agiles dans leurs projets contre 80 % en 2011, rapporte l’étude. Surtout, le développement agile devrait poursuivre sa courbe d’adoption et gagner de plus en plus les équipes de développement dans le futur : 83 % des répondants envisagent d’implémenter les méthodes agiles dans leurs processus futurs alors qu’ils n’étaient que 59 % l’année dernière. Seulement 3 % admettent de pas avoir l’intention de devenir agiles dans le futur. L’étude conclut également que le nombre d’équipes ayant embrassé l’agilité s’est élargi, et que l’agilité gagne de plus en plus de projets au sein des entreprises. Ainsi les méthodes agiles se sont diffusées au sein des équipes de plus de 5 personnes (48 % contre 33 % en 2011). 30 % des personnes interrogées affirment même disposer de plus de 10 équipes dites agiles. Enfin, 59 % ont placé les méthodes agiles au centre de leurs projets, (jusqu’à 5 projets) contre 50 % en 2011. Ils sont 30 % à les avoir inclus dans plus de 10 de leurs projets de développement. 

La domination de Scrum

Autre enseignement clé, si les dirigeants sont considérés comme les champions dans la promotion de l’agilité dans les processus de l’entreprise pour 60 % des répondants, l’étude montre que seulement 2 % de ces dirigeants ont une véritable connaissance des mécanismes des méthodes agiles et de leurs apports. « Une déconnexion majeure entre le niveau de connaissance perçue des dirigeants en termes d’agilité et l’importance de les rallier à l’agilité pour réussir les projets », résume ainsi VersionOne dans son rapport. Logique alors que, pour 34 % des répondants, les causes d’échec de projets agiles soient reliées à l’incapacité de rassembler les bonnes personnes. 28 % y voient davantage un manque certain d’apprentissage de culture d’équipes. « Pour que l’agilité soit une réussite dans une entreprise, chacun doit être impliqué dans le projet - surtout les équipes dirigeantes », explique l’étude. 

Logique également que le principal frein à l’intégration des méthodes agiles soit l’incapacité de modifier la culture organisationnelle de l’entreprise (à 52 %), suivi de la très traditionnelle résistance au changement (41 %). 

Enfin, dernier point intéressant de l’étude, Scrum utilisée isolément reste la méthode la plus utilisée par les répondants (54 %). 11 % l’associent à XP et 9 % affirment utiliser une méthode hybride personnalisée. 7 % s’adosse à Scrumban et 4 % à Kanban. Lire l'intégralité de l'étude (PDF)

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