IBM envisage plus de 1200 suppressions de postes en France

Il n’est pas question de plan de licenciements.

Il n’est pas question de plan de licenciements. Mais IBM envisage bien la perspective de plus de 1220 suppressions de postes en France, sur deux ans. C’est la direction qui l’expliqué ce mercredi 24 avril à l’occasion d'un comité central d’entreprise organisé pour la présentation du plan prévisionnel biennal. Un plan sur lequel s’appuie la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) dont ressort la perspective des suppressions de postes

évoquées quelques jours plus tôt par les syndicats. Une perspective, seulement, comme l'indique Gérard Chameau, délégué central CFDT,

à nos confrères de l’AFP : «il n’y a pas eu de véritable plan exposé aujourd’hui. Nous allons demander une expertise pour savoir si tout va vraiment si mal chez IBM et pour étudier l’impact psycho-social de ces suppressions sur le personnel restant.» CFDT, CFE-CGC et Unsa ont d’ailleurs demandé des «clarifications» rapides des «mesures» envisagées par le groupe. Dans un communiqué, la CGT précise que «sont principalement visés les services support qui perdraient 35 % de leurs effectifs» ; les activités liées au logiciel ne seraient pas touchées. Surtout, la CGT s’interroge sur l’attitude des autres syndicats. Dans un communiqué, elle souligne qu’ils «ne s’opposent pas sur le fond aux suppressions d’emploi ». Selon l’Unsa, IBM employait 26 000 personnes en France il y a quinze ans, contre seulement 9730 aujourd’hui. Pour la CGT, «ça nous fait une moyenne de 1000 salariés en moins par an, soit plus que les 1200 en deux ans annoncés ». Surtout, «pour éviter ces réductions d’effectifs, il suffit d’abord de ne pas signer la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, et ensuite de déclencher un droit d’alerte éco pour bloquer légalement tout le processus GPEC. Or, aucun de ces syndicats majoritaires et/ou signataires n’a voté un droit d’alerte éco et aucun d’eux ne retire sa signature» de la GPEC. Et la CGT de dénoncer une «complicité des syndicats signataires majoritaires ».

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