Cet article fait partie de notre guide: PaaS : où en est le marché ?

Coût du cloud : Google et AWS, presque au coude à coude

Nos confrères de SearchCloudComputing se sont livrés à une comparaison des offres et des tarifications des Iaas de Google et Amazon Web Services. Conclusion : la différence reste minimale, avec un léger avantage à AWS dans certains cas.

La différence de prix entre le nouveau service de Google, Compute Engine, et Amazon Web Services est certes aujourd’hui minimale, mais l’offre Iaas de la société de Mountain View reste tout de même un poil plus coûteuse que l’offre d’AWS. 

Actuellement, les observateurs du marché sont unanimes sur une question : la guerre des prix entre Google et Amazon sur ce secteur aura bien lieu. Mais lorsque l'on  étude la question de plus près, le delta entre les grilles tarifaires des deux services reste faible, l’offre d’AWS apparaissant toutefois dans de nombreux scenarii comme l’offre la moins coûteuse. 

Selon les tarifs publiés par Google, la plus petite instance standard à la demande de Compute Engine (GCE), coûte 0,132 $ à l’heure, avec un coeur virtuel, 3,75 Go de mémoire et 420 Go de disque. Ce qui est à peu près équivalent,  au catalogue d'Amazon,  à l’instance à la demande M1 Medium, également proposée avec un coeur virtual, 3,75 Go de mémoire et 400 Go de disque pour 0,120 $ par heure. Amazon offre également une option d’instance plus réduite, le M1 Small, avec un coeur virtuel, 1,75 Go de mémoire et 150 Go pour le stockage pour 0,06$ par heure. 

C’est cette dernière offre qu'HP a tentée de supplanter avec son service de cloud public basé sur OpenStack lancé en décembre.  Le mois dernier, Microsoft s’est aussi publiquement engagé à suivre chaque baisse de prix d’Amazon. 

Google, de son côté, semble emprunter une autre voie. «Selon certains clients, les prix de Google sont suffisamment bas et ils semble désormais accorder moins d'importance au prix qu'aux performances et aux fonctionnalités complémentaires», rapporte ainsi Kyle Hilgendorf, un analyste du cabinet d’étude Gartner. 

Les performances sont un domaine où Google revendique un certain avantage, en proposant notamment un réseau backbone avec moins de contention sur son back-end. Des benchmarks sur les performances de Compute Engine n’ont toutefois pas encore été officiellement publiés. 

Comparaisons des SLA et des prix facturés en dessous l’heure 

Là bataille pourrait en fait se jouer sur les plus petites unités facturées. Du côté d’AWS, la consommation partielle d’instances reste facturée à l’heure pleine, alors que Google a affirmé offrir une facturation en dessous de l’heure, avec une incrémentation à la minute (avec un minima de 10 minutes). 

En termes de disponibilité, Amazon et Google proposent tous les deux un niveau de disponibilité de l’ordre de 99,95%, mais Google calcule toutefois sa disponibilité au mois, alors qu’AWS a choisi un calcul à l’année. Google propose également des machines à coeurs partagés, présentant cela comme un moyen pour réduire les coûts. Ces micro instances démarrent à 0,01$ l’heure. 

Le plus gros point noir de Google Compute Engine, toutefois, est qu’il ne supporte toujours pas Windows. Plus mûr, AWS a une portée plus large sur ce point, et dispose de de plus 30 services add-ons ; ce que Google ne peut pas dire aujourd’hui. 

Les experts s’attendent à ce que ces écarts entre les deux groupes se réduisent, voire se comblent. Par exemple, Amazon devrait proposer une offre de tarification en dessous de l’heure et un SLA calculé au mois, croit savoir David Bartoletti, un analyste du cabinet Forrester Research. «Google devra montrer sa capacité à concurrencer l’innovation historique et fulgurante d’AWS et à sortir de nouveaux services aussi rapidement. Et bien sûr, capter l’attention des développeurs qui ont déjà des années d’expertise et de formations aux services AWS», explique-t-il. 

Stockage : des résultats mitigés 

La plus grosse instance standard de Google, la n1-standard-8-d, comprend 8 coeurs virtuels, 30 Go de mémoire et 3,54 terabytes de stockage pour 1,06 $ de l’heure. Elle propose également une option sans disque pour 0,922 $ de l’heure. 

Le standard équivalent chez AWS, la M3 double extra large, offre également 8 coeurs virtuels et 30 Go de mémoire, mais les utilisateurs doivent acheter séparément le stockage  (Elastic Block Store - EBS) pour 0,10 $ par Go et par mois. De son côté, Google intègre bien dans son prix le stockage pour ce type d’instance. 

D’une façon générale, Google met fortement en avant le fait que son stockage persistant supporte jusqu’à 10 teraoctets par volume - 10 fois plus que la moyenne de l’industrie selon lui -. Mais en regardant dans le détail, on s’aperçoit que cela coûte également 0,10 $  par Go et par mois. 

Comparaison côté réseau 

Amazon propose plusieurs tarifications pour le transfert de données (in et out) - selon la taille du tuyau -, avec plusieurs options associées (comme la possibilité de transférer des données depuis des services AWS, localisés dans la même zone de disponibilité et dans la même région vers une autre région particulière). Il facture 0,01 $ pour une donnée transférée qui utilise une adresse IP publique, ainsi que pour des données transférées depuis Elastic Compute Cloud (EC2), Amazon Relational Database Service (RDS) et depuis ElastiCache, vers d’autres zones de disponibilités dans la même région. 

Le transfert de données sortant d’Amazon EC2 vers Internet est une autre histoire. La tarification atteint ici 0,12 $ par Go pour 10 teraoctets de bande passante. 

Google facture quant à lui 0,01$ pour le transfert sortant de données vers une zone différente dans la même région. Le transfert de données sortant (out) vers Internet va jusqu’à 0,11 $ pour 10 TB de bande passante. Tous transferts de données entrant est gratuit.   

Traduit et adapté de l’anglais par la rédaction

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