Cet article fait partie de notre guide: Openworld / JavaOne 2013 : les grandes annonces

Openworld 2013 : serveurs, SDN et Openstack, en bref

LeMagIT est déjà revenu largement cette semaine sur les grandes annonces d’Openworld. Dans cet article, nous vous proposons un tour d’horizon de ce qu’il ne fallait pas manquer en matière d’infrastructure.

LeMagIT est déjà revenu largement cette semaine sur les grandes annonces d’Openworld, mais cette édition a aussi été marquée par une multitude de lancements intéressants. Petit tour d’horizon de ce qu’il faut retenir sur l'évolution de l'offre d'infrastructure du constructeur :

 

• Serveurs : 

L’annonce par Larry Ellison de ses nouveaux serveurs Sparc M6-32, les nouveaux fers de lance de son offre Unix, a en parti éclipsé les chiffres rendus publics par le constructeur sur ces autres gammes. Les ventes d’« Engineered Systems », ces offres combinant matériels et logiciels optimisés pour les environnements Oracle, auraient bondi de 60 % au dernier trimestre, a indiqué Mark Hurd, en réponse à une question du MagIT. Plus important encore pour la firme, 40 % des clients de ces machines étaient des nouveaux clients. Le revenu dégagé avec les fameux « Engineered Systems » (Exadata, Exalogic, Exalytics, Big Data Appliance, Supercluster…) représenterait désormais près de la moitié des revenus serveurs de la marque (Oracle estime que les revenus de ces systèmes sont affectés pour moitié aux revenus matériels et pour moitié aux revenus de l’activité logicielle). Selon plusieurs responsables de la firme avec lesquels LeMagIT a discuté, l’essentiel des ventes serait encore réalisé avec Exadata, mais les ventes d’Exalogic et des superclusters (qui combinent des serveurs Sparc avec la partie stockage d’Exadata) commenceraient aussi à décoller. Comme l’a noté Marc Hurd, cela n’a pas suffi pour l’instant à faire repartir à la hausse les revenus matériels car la puissance des nouvelles machines fait que les clients qui autrefois achetaient des serveurs haut de gamme ont tendance à acheter des machines de milieu de gamme. Mais Oracle estime que la tendance pourrait s’inverser au cours de l’année fiscale (la firme vient de clôturer son premier trimestre fiscal).

 

• SDN :

On se souvient qu’en août 2012, Oracle avait acheté Xsigo, un fournisseur innovant de systèmes d’interconnexion basés sur Infiniband, afin d’en faire le cœur réseau de ses « Engineered Systems ». La solution de Xsigo est architecturée autour d’un directeur Infiniband et de cartes spécifiques qui encapsulent le trafic Ethernet et FC venant des serveurs dans Infiniband. Ce qui permet non seulement une grande flexibilité dans l’allocation des capacités d’I/O mais aussi de tirer parti de la bande passante élevée d’Infiniband. Après avoir intégré les solutions Xsigo à son offre Unix, Oracle a profité d'Openworld pour en faire sa solution SDN. L’encapsulation du trafic Ethernet sur Infiniband permet en effet à la firme de passer outre les limitations d’Ethernet en matière de nombre de VPN à l’intérieur du datacenter. La solution de Xsigo est toutefois clairement présentée comme une solution de « bordure ». Pour la virtualisation du réseau entre datacenters, Oracle a semble-t-il fait le pari d’OpenStack et du pilotage SDN via l’API Neutron (ex-Quantum). Un client français rencontré à Openworld n’a d’ailleurs pas tari d’éloges sur la solution d’Oracle, notant qu’elle simplifiait considérablement le câblage mais aussi l’administration.

 

• OpenStack : 

Après le rachat de Nimbula en mars 2013, Oracle a décidé d’en faire le cœur de son offre OpenStack. Nimbula est vraisemblablement déjà au cœur de l’offre de cloud public d’Oracle (actuellement en « preview »). Et Nimbula Director sera aussi  prochainement proposé aux clients désireux de constituer un cloud privé à base de nœuds Exalogic (la solution Exalogic se compose d’un cluster de nœuds x86 reliés par Infiniband et incorporant aussi des capacités de stockage en mode blocs). L’idée est au travers de Nimbula de fournir un support des API OpenStack et de simplifier la gestion des ressources de calcul et de stockage. Il s’agit aussi de faciliter le déplacement de workloads depuis un cloud privé Oracle/Nimbula vers le cloud public Oracle. Aucune indication tarifaire n’a été fournie sur la solution qui couplera Nimbula et Exalogic.

 

 

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