Après son recentrage, T-Systems France veut croire au rebond

Après avoir cédé ses activités d’intégration de systèmes, en juin, T-Systems France s’est recentré sur l’externalisation d’infrastructures IT et sur certaines expertises métiers identifiées comme porteuses. Et de parier sur un doublement organique de l’activité d’ici à 2016.

Après avoir cédé ses activités d’intégration de systèmes, en juin, T-Systems France s’est recentré sur l’externalisation d’infrastructures IT et sur certaines expertises métiers identifiées comme porteuses. Et de parier sur un doublement organique de l’activité d’ici à 2016.

En février dernier, T-Systems France, filiale de services informatiques de Deutsche Telekom, confirmait son intention de céder ses activités d’intégration de systèmes dans le cadre d’un vaste projet de réorganisation, des activités présentées alors comme n’étant plus «dans le coeur de métier de l’entreprise ». Anciennement VP Innovation & Big Data + Security Business Lead chez HP, Jean-Paul Alibert est arrivé à la tête de T-Systems France peu avant la finalisation de cette restructuration.

Dans un entretien avec la rédaction, il souligne les forces de la SSII à l’échelle de l'Europe : dans les cinq leaders en Europe sur les services d’externalisation touchant au poste de travail, selon Gartner ; dans les 6 premiers pour l’externalisation d’infrastructures IT, selon le même cabinet ; leader en compétitivité et vitalité de l’offre de services Cloud en 2012, selon ExpertOn, etc. Certes, la SSII pèse peu sur le marché français mais Jean-Paul Alibert ne s’en cache : «nous avons comparé notre part de marché en France, à celle que nous avons en Europe. Si nous faisions aussi bien [dans l’Hexagone], on serait cinq fois plus gros.» De quoi motiver, selon lui, des objectifs de croissance «ambitieux», mais «surtout réalistes» : «doubler en croissance organique d’ici 2016.»

Pour cela, T-Systems France mise sur l’externalisation d’infrastructure IT «de bout en bout», à savoir du centre de calcul au poste de travail, et sur «des expertises métiers autour de l’aéronautique, du supply chain SAP, du collaboratif, de la gestion de contenus, et du PLM ». D’où partenariat avec Dassault. Et selon Jean-Paul Alibert, T-Systems France serait «le troisième fournisseur IT d’Airbus», une position «forte que le groupe tenait à préserver ». Et pour le récemment arrivé patron de la SSII, «l’infrastructure et l’aérospatiale sont en forte croissance en France ». Surtout, il entend miser sur l’offre technique du groupe pour la France, «une offre moderne et hautement industrialisée», «très avancée sur la gestion des flottes mobiles, le BYOD, et le poste de travail virtualisé en mode service (DaaS) ».

Et pour accompagner sa croissance, il souligne que la SSII «renforce ses équipes et recrute ».

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