Louvois : Steria ne veut pas être associé à cet échec

Dans un communiqué, Steria a tenu à rappeler son rôle dans le projet Louvois. Impliquée dans l’échec du calculateur de paie, la société rappelle qu’elle n’a pas développé le système.

Pas question pour Steria de se voir impliqué dans le « désastre » Louvois, comme l’indiquant Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense. La SSII de François Enaud est monté ce jour au créneau, lasse de voir son image et son nom systématiquement associés à l’échec de Louvois, ce vaste système informatique de gestion des paies dont l’arrêt a été prononcé en début de semaine par le ministre de la Défense. Dans un communiqué, la SSII a tenu à rappeler son rôle dans cette affaire, confirmant ainsi ne pas avoir développé elle-même le calculateur de paie - le système dont les bugs à répétition ont provoqué l’arrêt du projet - , mais être intervenu « pour aider à mettre fin aux dysfonctionnements de cette solution développée par un tiers », écrit la SSII. Réaffirmant ainsi ne pas être en cause dans ce scandale.

Il réaffirme ainsi ce qu’avaient évoqué les députés Damien Meslot et Geneviève Gosselin-Fleury dans un rapport parlementaire sur la réorganisation de l’armée. Un rapport qui pointait du doigt une responsabilité très diffuse due notamment à un système très ramifié rassemblant plusieurs briques technologiques, mais également affirmait qu’une des causes de cet échec était « le télescopage des réformes ».

Chez nos confrères de BFM Business, François Enaud s’est dit « lassé de voir le nom de Steria amalgamé aux difficultés de Louvois », préférant alors renvoyer la balle du côté des informations et données entrées dans un calculateur certes bugué.
Steria confirme également poursuivre sa prestation de maintenance de Louvois « jusqu’à ce qu’une décision soit prise quant à son remplacement ».

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