French Tech : 215 M€ pour aider les start-up en France

Après un an de gestation, le vaste projet gouvernemental « Quartiers numériques » devient officiellement réalité sous le nom définif de « French Tech » a confirmé Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l’Economie Numérique. Le gouvernement y investit 215 M€.

Après un an de gestation, le vaste projet gouvernemental d'aide au développement des start-ups initié sous le nom de code « Quartiers numériques » devient officiellement réalité sous le nom définif de « French Tech ». C'est ce qu'a confirmé aujourd'hui Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l’Economie Numérique. A la clé, une enveloppe de quelque 215 millions d’euros pour soutenir l’innovation et les start-up hexagonales.

Le projet « Quartiers numériques » était l’une des mesures soutenue par le gouvernement pour favoriser l’émergence de start-ups innovantes en France et  créer des champions français du numérique, capable de promouvoir l’innovation à la Française à l’international. Son objectif était de soutenir la création de grands espaces numériques en France, reconnus comme des terreaux ou accélérateurs de start-up. A Paris, la Halle Freyssinet sert notamment de symbole à ce projet de Quartier numérique.

« French Tech » reprend le flambeau du projet initial, mais avec des modalités qui aujourd’hui sont plus claires. l'idée est désormais de labelliser plusieurs métropoles en France,  dont les infrastructures existantes et les ambitions sont propices à l’éclosion de start-ups et d’entreprises dite de croissance. Finie ainsi la notion de quartier, les collectivités territoriales sont désormais associées aux projets. Il s’agit de « se mobiliser collectivement, d’aligner tous les outils possibles au service de la dynamique territoriale et des écosystèmes de start-up.  L’innovation et la croissance des start-up se font sur le terrain en soutenant les entrepreneurs ambitieux », commente la ministre rappelant que « les collectivités territoriales font un travail auprès des porteurs de projets ».

Pour décrocher ce label « French Tech », les porteurs de projets devront notamment se distinguer par une taille critique, disposer d’un tissu existant de start-up et d’entreprises innovantes et « d’un  réseau d’acteurs privé / public efficace et mobilisé pour les start-ups et les entreprises de croissance », commente la ministre. Il faudra également montrer un certain nombre de programme dédiés à l’accélération de start-ups déjà en place, ainsi qu’une infrastructure et « un environnement urbain favorable et des aménagements avec au moins un bâtiment emblématique ».
La labellisation sera décidée par un comité international « sur la base d’un cahier des charges qui actera d’un existant, d’une ambition et d’un certains nombres d'engagements ».

Pas question donc de création de programme à proprement dit, il s’agit ici d’avantage d’accompagner les accélérateurs existants.  La French Tech ne joue le rôle que « de valeur ajoutée ». « Elle doit appuyer, pour les amplifier, les dynamiques entrepreneuriales existantes au sein des métropoles. FT va d’abord consister à identifier et à valoriser une équipe de France des écosystèmes numériques ».

Un enveloppe de 200 millions d’euros est ainsi allouée pour « soutenir des initiatives privées portées par des entrepreneurs ». La BPI investira, sous la forme de « co-investissement minoritaire en fonds propre » dans ces accélérateurs de start-up qui à leur tour doivent supporter les entreprises innovantes rattachées. Quelque 15 M€ supplémentaires sont dédiés à promouvoir l’attractivité de la French Tech à l’international afin de favoriser « son rayonnement ». Les appels débuteront en décembre.

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