Pivotal et Paas : une mise à jour qui suscite des questions

Pivotal a certes ajouté de bonnes fonctions à son Paas d’entreprise lors de sa dernière mise à jour, mais il reste encore beaucoup de travail à réaliser avant que Cloud Foundry ne séduise véritablement le marché des entreprises.

Pivotal a certes ajouté de bonnes fonctions à son Paas d’entreprise lors de sa dernière mise à jour, mais il reste encore beaucoup de travail à réaliser avant que Cloud Foundry ne séduise véritablement le marché des entreprises.

Pivotal a publié dans le courant du mois la dernière version de Pivotal CF, son Paas pour Cloud privé qui repose sur Cloud Foundry. Cette version permet aux entreprises de se concentrer sur les applications et non pas sur la couche d’infrastructure sous-jacente (comme démarrer les machines virtuelles ou encore le load balancing) en proposant plusieurs zones de disponibilité et en renforçant les fonctions de monitoring, a indiqué Pivotal.

Si les analystes ont certes bien accueilli ces mises à jour, ils estiment qu’il reste encore un long chemin à parcourir au consortium qui soutient le projet Open Source Cloud Foundry, pour susciter un intérêt plus marqué de la part des entreprises. « Les entreprises sont intéressées par Cloud Foundry, mais le travail à abattre est encore énorme », souligne John Rymer, analyste au sein du cabinet Forrester Research. « Le succès de Cloud Foundry viendra de la qualité des produits de ténors du TI qui supportent le projet, comme IBM et HP »,  précise l’analyste.

« Le message des entreprises est très clair : lorsque nous l’adoptons, nous devons connaître chaque opération du système - que ce soit le provisioning de services ou la machine qui parle à une autre machine ou encore un développeur qui pousse une application », affirme Dekel Tankel, directeur de produit Cloud Foundry.

L’un des chantiers de cette dernière version a été d’améliorer l’expérience liée à la gestion des opérations, explique Donnie Berkholz, analyste au sein du cabinet Redmonk. Traduire ces audits en quelque chose de transparent est essentiel pour que la solution dépasse le stade des early adopters.
« Le reste du monde a les mêmes attentes en termes de sécurité, de gouvernance, de compliance et avoir la possibilité de se connecter aux systèmes d’authentification en interne », rappelle Berkholz. Après avoir assisté plus tôt dans le mois au Cloud Foundry Summit, l’analyste explique qu’en certains points, ce Paas devance les autres offres équivalentes du marché.  Mais, même si les clients avec lesquels il a pu s’entretenir lui ont fait part des progrès évidents de Cloud Foundry, il existe encore de nombreuses interrogations quant à la capacité de la technologie à proposer des fonctions fiables.

Tournée vers les DevOps

Pivotal a donné une orientation à son Paas afin d’aider les entreprises à d’une part contourner le traditionnel verrou-vendeur, mais également à combler le fossé entre les développeurs et l’opérationnel. L’éditeur considère cette approche comme une étape importante dans la façon dont les entreprises développent et déploient désormais leurs applications.
Les développeurs sont plus autonomes et ont davantage d’influence sur la technologie notamment grâce aux possibilités offertes par les technologies Open Source. L’une des améliorations clés est le support multi-langages dans un monde où l’usage des langages est de plus en plus fragmenté, et moins top-down, commente Berkholz. « Pour mieux répondre aux besoins des développeurs, nous ne pouvez plus supporter un ou deux langages. »

Pivotal n’a pas communiqué sur la tarification de son service, mais soutient que celle-ci est calculée à l’instance et à l’application, contre une tarification basée sur l’usage hardware du Iaas.

IBM : le chef de file de Cloud Foundry

Les nouvelles fonctions sont certes importantes, mais les entreprises prennent leur décision en fonction de l’entreprise et du produit dans son ensemble, commente encore Rymer. Il considère IBM comme le mieux placé car Big Blue a « le potentiel d’emmener Cloud Foundry à un niveau supérieur. Le groupe mène une stratégie agressive autour de BlueMix et ses clients veulent le voir réussir », ajoute-t-il. Selon lui, « IBM a une grande influence sur les grands comptes et les entreprises. Ils peuvent faire en sorte que cela prenne, mais la solution doit être efficace et sa tarification la bonne. Au risque de reproduire ce qui existe déjà. »

Selon l’étude 2013 Forrester Forrsights Developer de Forrester, 24% des répondants ont développé ou déployé des applications dans un cloud public. « Cela signifie qu’il reste encore du temps pour capter des parts de marché mais la fenêtre se réduit », commente-t-il.

Traduit et adapté par la rédaction

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