Les entreprises françaises très friandes de Big Data, selon Teradata

L’éditeur publie une étude comparative avec l’Allemagne et le Royaume-Uni et annonce un nouveau rachat pour renforcer son expertise dans le domaine

Les entreprises françaises aiment le Big Data. C’est ce qui ressort d’une étude commandée par Teradata publiée cette semaine.  Selon ce rapport, 61% des cadres dirigeants français interrogés (sur les 300 qui ont répondu en France, au Royaume-Uni et en Allemagne) affirment que leurs sociétés utiliseraient des techniques évoluées de traitements analytiques des « nouvelles données ». Comprendre, celles issues des médias sociaux, des capteurs, les logs, HTML et fichiers XML, les vidéos et fichiers audio et les rapports de centres d'appels. « 48 % des entreprises en France et en Allemagne exploitent déjà trois types de nouvelles données non-relationnelles ou davantage, contre seulement 20% au Royaume-Uni », note Teradata.

Autre chiffre qui traduit cette maturité française, «en matière de nouvelles données […] 55% des dirigeants en France et en Allemagne déclarent se pencher sur plus d'un type de données, contre seulement 33% pour le Royaume-Uni ».

Des objectifs différents pour le Big Data en fonction des pays, mais les mêmes difficultés

Parmi les différences nationales, le fournisseur de solutions analytiques souligne que les Français fixent au Big Data l’objectif majoritaire de déployer plus efficacement de nouveaux projets. Là où les britanniques rechercheraient, eux, à optimiser les tâches existantes. Mais paradoxalement, ce sont les cadres anglo-saxons qui sont les plus confiants dans leurs stratégies avec plus de 50% qui se considèrent comme « avancés » sur ces problématiques ou « réellement novateurs » contre seulement 25 % en France.

Une grande divergence existe également sur l'importance accordée aux données issues des réseaux sociaux. Les Allemands (44%) sont deux fois plus nombreux que les Britanniques (22%) à déclarer que les données issues de ces réseaux sont une priorité. En France, ce chiffre atteint les 35%.

Autre différence, qui résulte des points précédents, le type de données concernées par les projets Big Data ne sont pas les mêmes. En Allemagne, 53% des répondants déclarent utiliser des données HTML, contre 36% en France et 17% au Royaume-Uni.

Pour les Français, juste derrière le HTML, le deuxième type de données analysés est donc issu des réseaux sociaux (pour 35% des sondés). Viennent ensuite les fichiers textes et les informations issues de vidéos (34% chacun). Autre sujet Big Data majeur dans notre pays, l’analyse des pistes de cheminement de l'utilisateur (ou « path analytics ») qui revient dans 30 % des réponses

Au Royaume-Uni, les principales données utilisées proviennent en revanche des logs de sites webs et de fichiers textes (25% pour les deux). Tandis qu'en Allemagne, les réseaux sociaux et les fichiers textes de type rapport de centres d'appels (45% chacun), viennent après l'utilisation des données HTML.

Côté difficultés, l’étude de Teradata met en revanche à jour une concordance autour de deux défis (plus marqués en Allemagne et en France du fait - dixit l’éditeur - de la plus grande maturité de ces deux pays mais présents dans les trois). Le premier défi consiste à associer les « nouvelles » données à celles existantes dans les bases relationnelles. Le deuxième à trouver les personnes ayant les compétences adéquates (les fameux « data scientists »).

Une troisième acquisition pour Teradata dans le Big Data

Cette étude (disponible en intégralité) est publiée au moment où Teradata annonce l’acquisition de Think Big Analytics, un cabinet de conseil spécialisé dans Hadoop (et les distributions de Hortonworks, Cloudera ou MapR), les bases NoSQL (HBase, Cassandra, MongoDB), et Storm (pour le traitement des événements complexes en temps réel).

« L’expertise de Think Big va renforcer nos capacités à conseiller nos clients sur la meilleure manière de tirer parti de leurs données en utilisant une diversité de technologies Big Data open-source », se félicite pour l’occasion Mike Koehler. Le PDG deTeradata précise sa pensée en expliquant que le modèle de Think Big (fondé sur des déploiements au sein mêmes des locaux des entreprises clientes) complète particulièrement bien celui actuel de la branche consulting de sa société. Think Big apportera par ailleurs à Teradata un centre de formation (la Think Big Academy) pour les clients américains du groupe.

Ce rachat est le troisième cet été pour Teradata. Les 16 et 17 juillet, l’éditeur annonçait en effet avoir mis la main sur Revelytix (spécialiste de la gestion des métadonnées dans Hadoop) et sur Hadapt (une société dont la technologie permet de requêter aussi bien de bases relationnelles classiques que des clusters Hadoop avec le langage SQL). Deux acquisitions déjà destinées à le renforcer dans le Big Data. Et qui semblent confirmer que la vague de concentration dans le secteur est lancée.

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