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Byron Group veut donner le goût du test

La société mise sur la montée en compétence et la reconversion pour attirer de nouveaux profils vers le métier du test fonctionnel.

Donner le goût du test. La société française Byron Group, un spécialiste du test d’application,  a décidé de résoudre la pénurie d’un secteur méconnu en formant et en mettant en place des programmes de montée  en compétences pour attirer les profils. Ce secteur, c’est celui du test fonctionnel. Sa vocation est d’écouter la bonne exécution d’une application, d’en valider le fonctionnement, fidèle à un cahier des charges et à un référentiel d’exigences, pour enfin en certifier la qualité. En gros, cette procédure particulièrement clé dans un monde porté par la numérique et le logiciel vise à remonter toute forme d’anomalie ou bug d’une application dans son fonctionnement ou dans son interface utilisateur.

Aussi essentiel que cela peut paraître, ce secteur souffre pourtant d’une pénurie de profils et de compétences. Il faut dire que les procédures de tests ont elles-mêmes du mal à se faire reconnaître dans les projets IT. Elles peinent à trouver leur place dans les cycles de développements et sont, encore maintenant, considérées, tour à tour, comme « la 5e roue du carrosse » ou « le parent pauvre du développement » - pour reprendre une expression souvent entendue lors des journées françaises du test logiciel.

Par effet de levier, les développeurs, qui sont une cible première, préfèrent poursuivre leur chemin vers la création pure que vers le test.

« Ce métier permet des reconversions professionnelles, car nous sommes tous des utilisateurs et donc des testeurs », résume en substance Franck Sarfati, le CEO de Byron Group, dans un entretien avec la rédaction. Selon lui, ce métier ne connait pas de chômage. La société recrute une dizaine de profils par mois en CDI. « 25% des embauches sont des débutants, des profils qui viennent des métiers, du digital mais rarement de la technique, parce que leur segment est fermé et ils voient dans les tests un débouché possible », ajoute-t-il. Et ce, quel que soit le métier initial. « Ceux qui ne connaissent pas le milieu de l’assurance peuvent aujourd’hui tester des applications liées à  ce secteur. » La méthode est détachée du fonctionnel, au final.

Aujourd’hui, il note une forme de maturité du marché, du moins du côté des entreprises. Des entreprises de plus en plus soucieuses que leurs applications respectent un niveau élevé de qualité auprès de clients. Si elles ont opté pour une accélération des cycles de leur développement et donc pour l’agilité, elles sont aussi intégrées le fait que les tests peuvent y jouer un rôle. En ce sens, admet, Franck Sarfati, la transformation numérique a du bon. « L’itératif a emmené les tests dans son sillage en le faisant intervenir au début des projets.  Aujourd’hui, cela se met en place en amont », confirme-t-il.

Cette approche a permis à Byron Group d’assoir sa croissance. La société anticipe un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros en 2018, contre 12 M€ en 2017. La société compte aujourd’hui 170 collaborateurs.

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