Google Cloud Next : Google veut rendre Kubernetes moins compliqué

Google présente ses Cloud Services Platform et veut faciliter la mise en place de systèmes cloud hybrides et multicloud bâtis sur les microservices et Kubernetes.

A l’occasion de Google Cloud Next qui se tient actuellement à San Francisco, Google a montré comment il comptait résoudre le problème très récurrent de l’administration d’applications containerisées avec Kubernetes. A la clé, la firme de Mountain View souhaite, avec une nouvelle famille de services cloud, propose des capacités d’automatisation plus abouties et un contrôle plus fin des micro-services. Le tout, logiquement, dans un monde hybride et multicloud.

Pour Urs Hölzle, vice-président principal de l'infrastructure technique chez Google, il est toujours difficile pour les entreprises d'exécuter des applications sur plusieurs cloud. « Les fournisseurs de cloud font les choses à leur façon, qu'il s'agisse de la mise en place de nouvelles machines virtuelles ou de réseaux.  Gérer cela est déjà assez difficile dans un environnement unique. Dans un environnement hybride, il faut faire les mêmes choses plusieurs fois et c'est beaucoup de travail inutile », note-t-il.

Selon lui, ces tâches d’administration sont devenues un poste de dépenses important pour de nombreuses entreprises, notant que si les coûts des serveurs ont diminué de 50 % entre 2005 et 2015, les coûts liés à l’administration ont, quant à eux, augmenté de 83 %.

Baptisée Cloud Services Platform, la nouvelle offre de Google s'appuie sur la plateforme open source Istio qui connecte, gère et sécurise les microservices fonctionnant sur Kubernetes, la technologie d'orchestration de conteneurs de Google.

Si Kubernetes offre des outils qui gèrent le patch des OS,  le load balancing et la mise en réseau, le responsable soutient que la gestion des services de niveau supérieur, comme la découverte et l'authentification des microservices, reste toujours aussi compliquée.

Istio permet de compléter Kubernetes et de répondre à ces complexités, tout en permettant aux entreprises de monitorer les microservices sur plusieurs sites à partir d'une unique console, assure encore le responsable. « Cette automatisation ne fait pas que réduire les coûts d’administration ; elle vous donne aussi plus d'informations sur vos services », ajoute-t-il.

Google a commencé à travailler sur Istio l'année dernière avec IBM, Cisco, Red Hat et Pivotal. L’application est déjà utilisée des entreprises comme eBay.

Un GKE on-premise

A l’occasion de ce même événement, Google a également annoncé une version on-premise (sur site donc) de Google Kubernetes Engine (GKE) dans le but de répondre aux besoins des entreprises qui exécutent des microservices dans leurs propres datacenters.

Selon le Californien, GKE On-Prem facilitera l'installation et la mise à jour de Kubernetes. La solution propose également des fonctions avancées, comme la gestion unifiée des clusters, à la fois sur site et sur Google Cloud.

La décision de Google de prendre en charge les environnements informatiques hybrides fait suite aux efforts similaires déployés ces dernières années par d'autres concurrents.

En mai 2018, Red Hat s'est associé à Microsoft pour permettre aux développeurs d'exécuter des applications en containers sur Azure et sur site via OpenShift.

Ce partenariat, qui s'appuie sur une alliance stratégique annoncée pour la première fois en novembre 2015, intervient à un moment où l'intérêt pour les containers ne cesse de croître. Selon Gartner, plus de la moitié des entreprises dans le monde devraient exploiter de telles applications en production d'ici 2020, contre seulement 20 % aujourd'hui.

Il est également à noter qu’IBM propose de son côté Cloud Private, une implémentation sur site de Kubernetes, qu’il compte promouvoir pour la mise en place de systèmes hybrides.

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