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La Commission Européenne veut moderniser son IT avec le cloud

Le plan de modernisation IT se poursuit à la Commission, avec une migration prochaine vers le cloud et l'espoir d'économies importantes.

Modification du 30 avril 2019 : suite à la publication de cet article, la Commission Européenne nous a fait savoir que celui-ci comportait des imprécisions et des informations erronées, par exemple sur son nombre d'applications, d'employés en charge du projet ou le montant des économies espérées en passant au cloud. Après vérification, il s'avère que ces nombres ont été communiqués, par erreur, par les relations presse anglo-saxonnes d'Amazon Web Services à notre bureau de Londres. Nous les avons corrigés.

La Commission a également tenu à insister sur le fait que son projet était « multi-cloud » et non pas lié à un seul prestataire. Cet élément était bien dans l'article, mais le titre a lui aussi été modifié pour plus de clarté en retirant la mention au seul AWS.

La Commission européenne (CE) poursuit son chemin vers le cloud avec l'espoir que celui-ci l'aidera à relever les principaux défis de son vaste plan de transformation numérique.

La stratégie numérique de la CE a été lancée pour appuyer la modernisation des processus sous-jacents au fonctionnement politique et à l'élaboration des projets pour le développement de l'Union Européenne.

Le plan IT prévoit l'introduction d'une « nouvelle génération » de « plates-formes »  pour les tâches politiques et administratives numérisées.

L'objectif de la CE d'ici 2022 est de devenir une organisation numérique tournée vers l'utilisateur et axée sur les données (« user-centric » et « data-driven »). Le projet est mené par son unité Digital Workplace Engineering.

Mais la Commission est confrontée à deux grands défis IT. Le premier est de concevoir, développer et déployer les nouveaux systèmes numériques coeur (core systems) dont elle a besoin. Le deuxième est de s'atteler à la modernisation de son existant.

« Nous avons opté pour une approche cloud-first et pour des solutions sécurisées, hybrides et multi-cloud ».
Mario CampolargoDirecteur général adjoint de l'informatique de la Commission Européenne

« Pour faire de la CE une organisation véritablement numérique, nous devons développer de nouvelles plates-formes et placer les données au cœur de notre architecture », confirme Mario Campolargo, directeur général adjoint de l'informatique de la Commission Européenne, lors du Amazon Web Services (AWS) Public Sector Summit qui s'est tenu à Bruxelles début avril. « Mais de tels objectifs nécessitent une infrastructure qui tire parti des nouvelles opportunités du marché, dont le cloud. [...] C'est pourquoi nous avons opté pour une approche "cloud-first" et pour des solutions sécurisées, hybrides et multi-cloud ».

Mario Campolargo souligne que la Commission a regroupé ses différents datacenters dans une nouvelle installation à Luxembourg.

Parallèlement, elle va progressivement dans le cloud et a commencé à « expérimenter » cette approche dans divers essais avec des institutions et agences publiques.

La Commission a choisi une approche multi-cloud. Dans ce cadre à plusieurs fournisseurs, l'institution européenne travaille avec AWS depuis 2013, date à laquelle elle a commencé son travail de migration - d'où son témoignage sur la scène du Amazon Web Services Public Sector Summit.

AWS est l'un des fournisseurs de la Commission depuis 2013, date à laquelle son projet cloud a débuté.

Avec ce programme de transformation numérique, de multiples applications seront donc déplacées vers le(s) cloud(s) avec pour objectif de réduire le coût de l'investissement IT global.

D'autres initiatives cloud concernent la création d'environnements de développement.

L'unité en charge de la gestion de contenu de la CE a par exemple utilisé AWS pour faire tourner ses instances de Drupal. Le CMS open-source motorise aujourd'hui tous les sites web de la Commission pour chacun des pays membres de l'Union Européenne, ainsi qu'un réseau international de recherche pour 55.000 membres enregistrés.

Avant le cloud, les chercheurs devaient accéder à chaque site, un par un, pour trouver l'information dont ils avaient besoin. La centralisation des données sur un système unique - géré de manière centralisée et hébergé par AWS - aurait réduit de moitié les coûts liés aux systèmes de contenu.

Pour Mario Campolargo, l'idée est de continuer à aller vers le cloud pour offrir encore d'autres avantages à sa base utilisateurs.

« Quand nous passerons de cette phase de découverte à une phase plus transformatrice, nous verrons une deuxième vague de décisions concernant le cloud », promet-il.

Seules les applications les moins sensibles seront migrées vers le cloud public, promet la Commission.

Mario Campolargo ajoute que si les applications les moins sensibles sont migrées vers un environnement de cloud public, une autre infrastructure offrant des niveaux élevés de sécurité, de résilience et de protection est mise en place pour les données qui ne peuvent être hébergées en externe.

« Le voyage dans le cloud a transformé notre organisation - c'est un changement de paradigme », résume Mario Campolargo. Le cloud permet à la CE d'adapter ses capacités IT sur ses besoins et de réaliser des progrès significatifs vers sa vision de prestation de services centrée sur les données, ajoute-t-il.

« Le cloud est un facteur clé de la transformation numérique pour les administrations publiques, notre objectif ultime est de fournir des services qui profitent aux citoyens et aux entreprises avec un niveau de qualité, de transparence, de rapidité et d'innovation élevé ».

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