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Une véritable autorité de l'Anssi en cas de cyberattaque

Le premier ministre avait demandé à l'Agence de se mettre en ordre de bataille pour renforcer la réponse en cas de cyberattaque contre des systèmes ministériels. Et ça va passer par plus d'autorité.

La nouvelle risque de ne pas être accueillie par tous de très bon coeur. Finis les éventuels atermoiements dans les ministères à l'occasion de la découverte d'une cyberattaque : l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) va pouvoir désormais, dans une telle situation, « faire prendre aux ministères, dans des délais contraints, les mesures immédiates qui s'imposent pour protéger les données des citoyens confiés aux administrations ».

Le pilotage technique de la gestion de crise va plus loin avec « la mise en place d'une communication de crise centralisée » par l'Agence, « en cas d'attaque relative à cette menace touchant des services de l'État ».

C'est ce que vient d'indiquer l'Anssi dans un communiqué de presse présentant les grandes lignes de REACTIV, « un dispositif opérationnel [qui] permet de mobiliser immédiatement les compétences et les moyens nécessaires à l'Agence aux côtés des ministères concernés ».

En outre, ce dispositif - « REponse & ACTion Interministérielle face aux Violations de données » - prévoit un « basculement immédiat des efforts opérationnels de l'Anssi pour renforcer l'appui qu'elle fournit aux ministères dans le traitement des compromissions de comptes utilisateurs et dans l'analyse des violations de données ».

Le 19 août, Sébastien Lecornu avait demandé « au SGDSN de constituer sous trois jours, autour de l’Anssi, une unité de première intervention, engagée dès la violation d’un accès sensible et présente jusqu’au rétablissement ». Le résultat se sera quelque peu fait attendre, mais il marque une bascule dans le rôle de l'Agence en situation de crise, passant du simple pompier à l'autorité de pilotage.

Cette annonce sonne en outre comme le dernier coup de sifflet marquant la fin de la récréation après la publication de la feuille de route de la cybersécurité de l'État pour la période 2026-2027 en avril dernier.

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