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ZeroStack, la première appliance OpenStack séduisante

L’architecture hyperconvergée ZS1000 présente l’avantage d’un Cloud qui stocke les données en local mais qui s’utilise depuis Internet comme Amazon AWS.

15 minutes. C’est le temps qu’il faut pour que la brique serveur hyperconvergée ZS1000 de ZeroStack s’allume et fasse office de ressource de Cloud privé accessible depuis Internet.  Durant ce laps de temps, il n’y a qu’une manipulation à faire : attribuer à la machine un identifiant. Ensuite, il n’y a plus aucune intervention locale. Le déploiement de machines virtuelles, la saisie de règles réseau, l’attribution de stockage aux applications se font sur le web de ZeroStack, à la souris, au travers d’une application SaaS, comme on le fait sur le portail d’Amazon AWS.

Sauf qu’ici, les ressources physiques ne sont pas à l’autre bout d’Internet : elles sont à côté de l’utilisateur. Une première. « C’est le meilleur de deux mondes. Comme le Cloud public, cette solution n’a besoin d’aucune expertise interne : l’application SaaS s’occupe de toute la maintenance et peut cumuler plusieurs ZS1000 éparpillées géographiquement en un seul pool de ressources. Comme le Cloud privé, nous maîtrisons l’emplacement physique de nos données », a ainsi déclaré Mohit Aron, le PDG de Cohesity, l’un des 10 premiers clients qui a eu en test la solution.

Comme VMware, mais en SaaS

Duncan Epping, un membre de la direction technique de VMWare qui a également pu tester une ZS1000, juge que l’interface graphique de l’application SaaS rappelle pour beaucoup celle de vCloud Director, le portail de Cloud privé - à demeure - de VMware, mais avec des bonnes idées issues du Cloud public. « La console permet de créer des projets logiques auxquels sont attribués des ressources. On y trouve tout le nécessaire pour définir des règles de firewall et l’ensemble est autant manipulable à la souris que programmableau travers d’API OpenStack. L’intérêt est que l’évolution de ce système de Cloud, typiquement l’ajout de nouvelles fonctions, est pris en charge par les gens de ZeroStack. Il n’y a aucune mise à jour à installer soi-même et rien qui puisse interrompre le fonctionnement de votre cloud », témoigne-t-il. Il constate cependant que l’actuelle version 1.0 manque cruellement de fonctions, à commencer par la haute disponibilité : en cas de problème avec une VM, l’utilisateur devra la redémarrer lui-même en se rendant sur l’application SaaS.

Une appliance OpenStack qui fait autre chose que du stockage

Prenant la forme d’une brique de 2U composée de quatre serveurs totalisant 32 cœurs, 128 Go de RAM, 4 To de stockage SATA et 1,6 To de stockage SSD, la solution ZS1000 repose sur l’hyperviseur KVM et la pile OpenStack. Ca aussi, c’est une première.

« Jusqu’ici, les seules appliances OpenStack disponibles sur le marché étaient celles qui servaient à faire du stockage objet. C’est d’ailleurs la raison du frein numéro 1 de l’adoption d’OpenStack en tant que solution d’infrastructure Cloud : sans configuration matérielle clé en main, il faut l’installer soi-même et cela reste tellement compliqué à faire que personne ne considère encore OpenStack comme une alternative industrielle », témoigne ainsi Pierre Freund, le fondateur de la SSII Osones, spécialisée en intégration de solutions Cloud.

HP, lui-même éditeur d’une distribution OpenStack et fabricant de serveurs, est depuis maintenant près d’un an censé lancer une appliance OpenStack. Force est de constater qu’il échoue à trouver le bon design. D’autres petits assembleurs de la Silicon Valley ont tenté l’expérience, mais leurs solutions ne semblent jamais avoir dépassé le stade de la curiosité. En tout état de cause, personne n’avait jusqu’ici pensé à proposer une interface d’administration en SaaS.

Tout juste fondée par un ancien de la R&D de VMware, Ajay Gulati, ZeroStack est une entreprise basée à Mountain View. Elle vient de lever 5,6 millions de dollars.

 

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