IaaS : les bénéfices du Cloud public

Les offre de virtualisation dans le Cloud sont de plus en plus intégrées dans l’infrastructure des centre de données des entreprises. La raison est qu’elles trouvent de plus en plus leur compte dans les bénéfices du IaaS public.

Avec des sociétés comme Amazon (AWS), Microsoft (Azure) ou Google (Compute Engine) qui donnent aujourd’hui la possibilité de créer des machines virtuelles dans leurs Clouds pour épauler, voire remplacer, des serveurs physiques, les offres de virtualisation à la demande (IaaS) sont de plus en plus intégrées dans les stratégies et l’infrastructure des centres de données des entreprises.

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La raison est qu’elles trouvent de plus en plus leur compte dans les bénéfices du IaaS public (qui a aussi des risques et un coût, comme nous le verrons dans un autre article de ce dossier en quatre parties).

Ceci étant, les organisations qui possèdent déjà un existant sur site n’ont que rarement intérêt à migrer totalement leurs workloads dans le Cloud. Ce serait clairement un gaspillage de budget, sauf à ce que le hardware soit en fin de vie et déjà destiné à la casse. Mais même dans ce cas, certaines applications peuvent être très sensibles à la latence et exigeront de continuer à tourner en local.

Bien sûr, cela ne signifie pas que les entreprises qui ont un existant ne peuvent pas tirer parti du Cloud. Au contraire. La meilleure approche est alors souvent d’utiliser un IaaS public comme prolongement de son datacenter physique. Ce qui est possible sous différents cas de figures.

Débordements et pics d’activité

Il arrive souvent qu’une entreprise ait besoin de puissance pour répondre à une charge au-delà de ce que son datacenter peut lui procurer. Par exemple, dans les assurances, on constate que les contrats sont souscrits avec de forts pics au cours de l’année. Côté IT, il y a donc un niveau prévisible tout au long des périodes calmes, et typiquement des débordements, plus ou moins quantifiables à l’avance.

Sans Cloud, il y a de fortes chances que les serveurs sur site (taillés pour répondre à la demande moyenne normale) ne soient pas capables d’encaisser ces pics. Et plutôt que d’acheter du hardware couteux pour quelques jours de rush, le IaaS – qui permet de provisionner des serveurs à la demande et de les supprimer - est au contraire tout recommandé.

Continuité d’activité

Un autre avantage des VMs dans un Cloud public est de pouvoir assurer la continuité d’activité en cas de panne ou de sinistre (le fameux PRA).

Pour se protéger contre les catastrophes naturelles, certaines entreprises construisent des « clusters géographiques » qui regroupent plusieurs centres de données, éloignés les uns des autres. Si la catastrophe arrive, les workloads critiques pour leurs activités sont transférés au deuxième datacenter.

Ces « clusters géographiques » ont néanmoins un coût très important. Mais ils deviennent beaucoup plus accessibles dans le cadre d’offres de Cloud public qui utilisent une variante technologique pour assurer une forte disponibilité, avec ce que l’on appelle un « cluster invité » (ou « guest clustering »).

Un « cluster invité » est un cluster composé de serveurs d’applications qui tournent tous sur du hardware virtualisé. Comme tous les nœuds du cluster sont des VMs, il est possible de créer une architecture hybride en plaçant des nœuds dans le Cloud public. De cette manière, un workload continuera à tourner même si le premier datacenter du fournisseur est inaccessible.

Une autre utilisation bénéfique du IaaS est la réplication de VMs. Tous les fournisseurs et toutes les plateformes de virtualisation de serveurs ne le proposent pas, mais la combinaison de certains Clouds avec certains hyperviseurs permet de créer des VMs de duplication hébergées puis de les synchroniser avec des VMs sur sites.

De la même manière, des solutions utilisent le Cloud public comme relais entre plusieurs datacenters privés pour dupliquer des VMs. Dans ce cas, si n’importe quelle datacenter tombe, la VM est toujours en fonctionnement.

Des barrières à l’entrée plus faibles

Le déploiement de machines virtuelles dans le Cloud est également souvent beaucoup plus simple que sur site du fait que les principaux fournisseurs proposent des templates. Ces « modèles types pré-configurés » de VMs permettent en effet d’automatiser les créations. Et comme ils permettent de s’affranchir des manipulations manuelles liées à l’installation d’un OS hôte et de tout le paramétrage, les templates réduisent le travail à fournir par les administrateurs.

Certains « canevas » de des machines virtuelles incluent même des applications.

Ce type de déploiement est très adapté aux entreprises en mode « start-up ». Tout lancement de projet induit des coûts (achat de serveurs, de licences, etc.). Mais le Cloud public réduit considérablement les barrières à l’entrée en éliminant les lourdes dépenses de hardware et de logiciel.

Avec le IaaS, les VMs hébergées sont généralement facturées sur une base mensuelle. Pour une start-up, ou une petite entreprise, ces mensualités sont beaucoup plus supportables que l’achat - en une fois - de toute l’infrastructure nécessaire pour faire tourner une activité.

Et ce d’autant plus qu’une organisation peut d’abord lancer un workload sur un Cloud public et décider, plus tard, de le rapatrier en local

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