L’engagement client, un moteur d’Informatica en France

Informatica ajuste son modèle aux directions métiers qui sont de plus en plus nombreux à initier les projets. L’engagement client et le marketing sont des domaines phares.

Kiabi, Les Mousquetaires, Nissan Europe, Banque de France, Renault, l’APEC….. Cette 10e édition de l’événement annuel d’Informatica, qui s’est déroulée cette semaine à Paris, était résolument axée sur les projets. Histoire de démontrer que la donnée est aujourd’hui une denrée vitale pour les entreprises, transversale dans les projets, quels que soient le secteur.

Et justement, le visage que montre Informatica cette année est très associé à celui de l’engagement client et du métier du marketing. Là où aujourd’hui sont les projets. C’est en premier ces domaines qui semblent favoriser les déploiements de solutions de gestion et d’intégration de données de la société, nous rappelle Emmanuel Serrurier, Directeur d’Informatica France dans un entretien avec la rédaction. MDM, ETL et qualité des données restent au cœur de cette thématique, très étroitement liée à la connaissance client, et indirectement à la transformation numérique des entreprises.

« Tous nos clients nous disent aujourd’hui qu’il faut revenir à une relation privilégiée avec le client, il faut faciliter l’expérience client et il faut adresser un message personnalisé.  Un message générique aura davantage tendance à polluer un client. »  Ce secteur du TCR (Total Customer Relation), pour reprendre le vocabulaire du groupe, draine la plupart des projets en France, et ce quel que soit le secteur d’activité. Le directeur France évoque également le domaine du Smart Metering comme un prolongement de ce phénomène.

Les métiers lancent des projets dans le Cloud

Logiquement – et c’est un point clé -, ces projets résolument métier, sont bien portés par …les métiers. Et dans cette équation, le Cloud est un allié précieux. Il s’agit ici d’un point clé pour Informatica qui a adapté progressivement son offre à ce modèle, poussé évidemment par la volonté des départements fonctionnels. Cette tendance semble encore une fois s’être renforcée, nous rappelle Emmanuel Serrurier. Informatica croise de plus en plus de métiers qui cherchent à accélérer les déploiements de solutions, sans avoir à formaliser un cahier des charges pour l’IT (comme des points d’intégration avec Salesforce, par exemple) – on parle bien ici de Shadow IT. « On assiste à une forte demande pour mettre des outils d’ETL et de qualité des données en mode Cloud, car ils n’ont pas les compétences en infrastructure et en maintenance. Ils souhaitent un service et un modèle de paiement à l’usage. » En ligne droite avec cette tendance, Informatica indique avoir mis en place des contrats sous forme de souscription, à l’usage.

« On est passé d’un usage pur IT et cela se déplace vers une demande qui vient des métiers. Nous recevons plus de demandes de la part des métiers, qui lancent des projets », confirme encore Emmanuel Serrurier. Traduisant une réalité de terrain pressenti il y a plusieurs années désormais.

D’ailleurs Informatica ne met désormais plus en avant la mécanique IT, comme son Intelligent Data Platform, ou encore Vibe, une machine virtuelle de la donnée – au cœur de la 8e édition d’Informatica Day en 2013. Il est désormais temps de s’aligner sur les métiers. Le groupe a ainsi étoffé ses équipes de spécialistes métiers ou s’est entouré des sociétés de conseil métiers spécialisés sur des niches (comme Deloitte par exemple). « Nous avons désormais en interne des spécialistes du monde de la banque et des télécoms, qui viennent du métier. »  Des nouveaux partenaires viennent ainsi s’associer aux intégrateurs traditionnels.

Enfin, confirme Emmanuel Serrurier, la gouvernance des données et le MDM (Master Data Management) sont également des moteurs pour le groupe en France. « Il s’agit d’une gouvernance liée par exemple à un spécialiste identifié dans l’entreprise et qui pilote tous les projets de données de référence, que ce soit un référentiel clients, produits ou organisation (…) Lorsqu’on multiplie les référentiels, il faut une personne qui s’en occupe, comme un CDO. » Selon lui ces programmes de gouvernance sont aujourd’hui soit liés au business soit liés à des contraintes règlementaires, comme le domaine de l’assurance et les telcos, sujettes à la traçabilité des données. »

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