Jumbo2010 - Fotolia

Target : la facture gonfle de 39,4 M$

L’enseigne américaine vient de conclure un accord sur l’indemnisation de 5 institutions financières pour les pertes induites par le vaste vol de détails de cartes bancaires dont elle a été victime fin 2013.

Les mois passent et la facture continue d’enfler. La justice américaine vient en effet de donner un aval préliminaire à un accord entre Target et 5 institutions financières en réparation des pertes et des dépenses induites par l’incident dont l’enseigne a été victime fin 2013. Ces institutions n’avaient pas renoncé à leurs demandes malgré les offres négociées par Visa ou MasterCard.

En août dernier, Target a accepté de verser jusqu’à 67 M$ aux émetteurs de cartes Visa compromises dans l’attaque. Une première offre de 19 M$ proposée en avril dernier avait été rejetée par trois banques émettrices de cartes MasterCard, peu de temps avant, début juin.

Un accord a toutefois été trouvé courant août, directement entre MasterCard et Target pour un montant comparable : 19,1 M$ destinés à financer le programme de gestion des données de compte compromises.

A cette somme, également approuvée par la justice américaine, s’ajoute donc une enveloppe de 20,25 M$ que l’enseigne devra régler directement aux institutions financières qui l’ont attaquée.

Le versement de ces montants est conditionné à la validation définitive de l’accord, attendue pour le mois de mai prochain.

Au mois de mars dernier, Target avait par ailleurs accepté de dédommager directement ses clients affectés à hauteur de 10 000 $ chacun, pour un montant total de 10 M$.

Les détails de 40 millions de cartes bancaires ont été compromis à l’occasion de l’intrusion dont Target a été victime entre le 27 novembre et le 15 décembre 2013. Mais les noms, adresses postales, adresses e-mail et numéros de téléphone de jusqu’à 70 millions de clients de l’enseigne auraient également été compromis.

Jusqu’à 3 millions de détails de cartes bancaires auraient été vendus sur le marché noir et utilisés frauduleusement avant que les banques émettrices n’annulent toutes les cartes concernées.

 

Pour approfondir sur Menaces informatiques

- ANNONCES GOOGLE

Close