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Le syndicat Alliance@IBM jette l’éponge

Sa direction indique ne plus disposer d’une base suffisamment forte pour peser sur les choix du groupe en matière d’emploi et de conditions de travail.

C’est par un e-mail ainsi qu’un billet sur sa page Facebook, que la direction du syndicat Alliance@IBM a annoncé mettre un terme à ses activités : « des années de suppressions de postes et de pertes d’adhérents ont porté un coup dur. La direction d’IBM a avancé comme un rouleau compresseur sur les employés et leurs familles. Nous avons essayé de résister lorsque nous le pouvions, mais nous n’avions pas assez de force collective pour changer les conditions de travail ou stopper les suppressions d’emploi massives chez IBM ».

Le site Web du syndicat né il y a 16 ans restera en ligne mais ne sera plu mis à jour. Sa section dédiée aux suppressions d’emplois a été fermée. Lorsque des informations sur d’éventuelles suppressions « de masse » seront communiqués au syndicat, il relaiera l’information sur sa page Facebook. D’ici à ce qu’un nouveau site Web soit mis en ligne.

Depuis de nombreuses années, Alliance@IBM dénonce la délocalisation d’emplois chez Big Blue hors des frontières des Etats-Unis. Sur son site Web, le syndicat souligne ainsi qu’IBM employait outre-Atlantique quelque 230 000 personnes au milieu des années 1980, contre 71 000 aujourd’hui – bien moins que ses effectifs estimés en Inde.

Cinglant, Alliance@IBM estime que le groupe n’est plus, au 21e siècle, que l’ombre de ce qu’il fut et « vend un mythe de grandeur ». Une affirmation qui semble en tout cas décrire la situation du syndicat : il a compté jusqu’à 500 adhérents et 9000 sympathisants, mais « la plupart étaient des anciens d’IBM, ce qui rend très difficile d’aider ceux qui travaillent chez IBM », explique Lee Conrad, qui était à la tête d’Alliance@IBM. 

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