IBM préparerait 15 000 suppressions de postes

Selon le syndicat Alliance@IBM, le groupe s’apprêterait à supprimer 15 000 postes à travers le monde, notamment en Inde, au Brésil et en Europe.

Confronté à un recul de près de 5 % de son chiffre d’affaires en 2013, IBM a décidé de se serrer la ceinture. Et la direction de montrer l’exemple, ses membres recommandant de renoncer à leurs primes annuelles personnelles pour 2013. Quelque jours plus tard, le groupe devait annoncer la vente de ses serveurs x86 à Lenovo sur fond de contre-performance de son activité serveurs, justement.

Et c’est dans une certaine discrétion que Big Blue s’apprêterait à supprimer 15 000 postes à travers le monde, selon le syndicat Alliance@IBM. La presse indienne s’est d’ailleurs faite l’écho, ces derniers jours, de quelques dizaines de licenciements en Inde, à Bangalore notamment, d’une brutalité dénoncée par le syndicat Unites, dans la division STG - serveurs, donc - d’IBM. Des témoignages publiés sur une page dédiée du site Web du syndicat Alliance@IBM évoquent un délai de deux heures pour quitter les bureaux de l’entreprise à Bangalore après notification du licenciement, et saisie immédiate de l’ordinateur portable professionnel. Un employé compare la situation à celle d’un « abattoir ». Une vingtaine de salariés d’IBM à Pune auraient également été remerciés, et autant à Mumbai. Dans le sous-continent où le groupe emploie plus de 100 000 personnes, nos confrères de l’Economic Times of India craignent un impact « considérable ».

Les licenciements auraient en outre commencé au Brésil, en Australie, au Canada, en Chine et bientôt en Europe. Sollicité par nos confrères, IBM n’a pas communiqué de chiffre officiel.

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