Cet article fait partie de notre guide: Conteneurs : Mémo sur les principaux acteurs du marché

Docker Datacenter, un pas en avant en matière d’administration de Docker

Docker Datacenter fédère les outils de gestion de Docker. Mais comme tout ce qui se passe dans la sphère des conteneurs, il reste encore du chemin à parcourir.

Et un nouvel outil à tester pour les professionnels de l’IT confrontés aux conteneurs. La société Docker recherche à rapprocher opérationnels et développeurs en annonçant un nouveau produit, baptisé Docker Datacenter, qui compile différents outils de gestion Docker, avec pour objectif de faciliter les déploiements en production.

Docker Datacenter rassemble donc 5 outils jusqu’alors distincts et les fédère au sein d’une unique interface d’administration : le Universal Control Plane pour l’administration, Content Trust pour les questions de sécurité, Swarm pour l’orchestration, Engine pour le runtime et enfin Trusted Registry. Le but ultime est de combler le fossé entre les différentes étapes : quand une application est portée du  développement vers le test, le contrôle qualité, la production et l’exploitation IT. Bref, là où la gestion de conteneurs n’est pas encore simple.

« Nous travaillons sur des architectures micro-services, et nous avons rapproché Docker de Mono dans notre environnement de test l’année dernière », commente Jeff Lockwood, directeur de l’infrastructure et des opérations de HealthStream, une société spécialisée dans le domaine de la santé. Celle-ci teste Docker associé à Mono car la société développe des applications .NET et Mono permet d’exécuter du code .NET sur des environnements Linux.

Le concept de conteneurs-as-a-service fait sens, affirme-t-il. Car « personne ne souhaite avoir à développer cette fonction ». Toutefois, cela ne veut pas dire que les entreprises sont bien prêtes à placer Docker en production.

« Je ne me ruerai pas dessus. Je ne suis pas tant intéressé par la maturité de la technologie – même si cela est quand même une préoccupation – que dans les compétences présentes sur le marché pour gérer les déploiements et le support », ajoute-t-il. Il confirme patienter jusqu’à la prochaine version de .NET qui devrait supporter nativement Docker. Même après la sortie de cette version, Jeff Lockwood n’a pas envie de jouer les cobayes en associant .NET et Docker à grande échelle.  « Nous déployons des pilotes pour tests, mais je ne me sens pas prêt à les porter en production, car les choses ne sont pas encore en place », explique-t-il.

Un guichet unique pour l’administration Docker

Pour certains consultants, Docker peut être présenté comme un « guichet unique » pour les conteneurs, ainsi que pour leur administration. «  Les entreprises qui se dirigent vers des architectures de micro-services au couplage lâche, vont être attirés par cela », soutient  Mike Kavis, vice-président et architecte principal pour Cloud Technology Partners, un cabinet de conseil spécialisé dans le Cloud.

Un écosystème de start-ups a pris forme depuis l’arrivée de Docker il y a 3 ans, avec pour mission de résoudre les problèmes de déploiement des conteneurs. Les fournisseurs de Cloud public, comme AWS et Google, ont aussi tenté de sortir des services qui font abstraction de certains aspects de l’administration de conteneurs.

Mais avec Docker Datacenter, le dépôt existe on-premise, l’orchestration y est aussi contrôlée. Cela  correspond à des usages de types cloud hybride, explique l’analyste. « Tous les fournisseurs qui ont démarré avec le Cloud public ont eu à composer avec une solution on-premise. Il s’agit d’une réalité. »

Il reste encore des améliorations à réaliser, à partir de ce produit de base, comme l’ajout de fonctions natives de migration à chaud de base de données – même si on peut utiliser des outils tiers pour cela – ou un contrôle des accès par rôle plus fins et des bonnes pratiques en matière de conformité, ont confirmé certains professionnels du secteur.

Docker va certes répondre aux besoins de la plupart d’entre eux, et ceux-ci devraient être moins enclins à se tourner vers des outils tiers – sauf dans le cas de besoins spécifiques, comme la migration de bases à chaud avec ClusterHQ, une problématique mieux ciblée par des startups qui ont travaillé à combler les lacunes de Docker, conclut enfin Fintan Ryan, analyste de RedMonk.

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