Séminaire backup : définir les bons SLA, la clé d’une stratégie de sauvegarde

Si la sauvegarde est par essence une histoire d’hétérogénéité, le SLA en sera le baromètre.

Avec la croissance des données et de la complexité des systèmes induite par l’hétérogénéité des environnements, il est désormais nécessaire d’avoir une stratégie globale en matière de sauvegarde et de protection des données. C’est l’une des conclusions que l’on aurait pu tirer d’une table ronde, qui s’est déroulée lors du séminaire « Modernisation du backup et impact du Cloud sur la récupération après sinistre (Disaster Recovery) », organisée ce jour à Paris par LeMagIT / TechTarget.

« Aujourd’hui, quand on parle de protection de données, ce n’est plus une discussion isolée, note Olivier Tant, chef de produit chez HPE. Si auparavant cela était une affaire de spécialistes, désormais cela devient un service de données parmi d’autres. » A tel point que selon lui,  « traiter cette problématique revient à traiter un problème global en associant toutes les couches du datacenter ».  Il convient donc d’intégrer cette problématique par défaut lors de la conception de son architecture de sauvegarde et de protection des données.

Un point que semble d’ailleurs partager David Dariouch directeur Sales Consulting chez Oracle, qui évoquer aussi cette vision holistique. « Tous les mécanismes doivent pouvoir être mis en place (disques, bandes) pour  répondre à différents types de SLA.  Il s’agit là d’avoir l’architecture la plus adaptée à chaque application », poursuit-il.

Pas de solution unique, les technologies sélectionnées par les usages et les SLA

Le mot est lâché. Il n’existe pas une infrastructure pour répondre à l’ensemble des scenarii possibles en matière de sauvegarde et de protection des données. Mais il s’agit désormais d’intégrer la variété des usages, des applications et logiquement des typologies de données qui s’y adossent pour au final déterminer les SLA les plus adaptés aux besoins de l’entreprise. « La définition des SLA est clé. En combien de temps souhaitez-vous redémarrer les systèmes et récupérer les données. Une fois, les SLA définis, on va trouver les solutions pour délivrer simplement les données », explique Jean-Baptiste Grandvalley, Solution Architect chez Simplivity, également présent lors de cet événement.

D’autant que comme le précise Ron Deenik, avant-vente Systems Engineer chez Exagrid, la taille des fichiers ainsi que les volumes de données ont considérablement évolué ; et avec les exigences en matière de SLA, devenus très courts chez les clients, assure-t-il. Là encore, il s’agit selon lui de « définir des SLA et l’impact des supports sur la restaurabilité des données ».

Pourtant si tous s’accordent à dire que ces précieux SLA sont bien clé dans une stratégie de sauvegarde, peu d’entreprises savent aujourd’hui les définir.  « La classification des données est surtout l’affaire d’entreprise haut du panier. Pour une bonne partie des clients, l’idée est de sauvegarder tout et d’appliquer les bons SLA ensuite. Mais il y a encore du travail à réaliser dans ce domaine. La tendance est de moins se poser la question, on sauvegarde tout et on optimise ensuite », résume Jean-Baptiste Grandvalley de Simplivity.

Même son de cloche pour Olivier Tant de HPE : « Certains clients parviennent à discerner les données et leur tiering. Chez d’autres, ce ne sera pas possible, car ils ne savent ce qu’ils possèdent. » Si le conseil est donc crucial pour cela, une autre alternative – bien pus couteuse – consiste à placer « la haute disponibilité à tous les étages ».

Alors face à ces exigences en mutation, la technologie doit elle-aussi s’aligner. Appliance, hyper-convergence, Stockage programmable, Cloud, déduplication, compression...

« Avec les précédentes technologies, nous rencontrions des problèmes d’évolutivité,  qui ont été en partie résolus avec la déduplication inline (à la volée).  L’aspect sizing est aussi important : difficile en effet de demander à un client ce qu’il aura comme données dans 5 ans », résume Ron Deenik d’Exagrid.

« Les données sont plus variées avec des usages différents. Les technologies ont évolué. On voit des tendances lourdes (SDS , hperconvergence). Il n’y a pas de réponses tout en un, pour la sauvegarde. Il n’y rien de plus hétérogène que la sauvegarde. Plutôt que de disqualifier des options, il est nécessaire de créer de la synergie, et garder à l’esprit la disponibilité et la donnée. Le maitre mot est fédérer les différentes options », termine finalement Olivier Tant de HPE.

 

 

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