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Big Data en France : les exigences s’affinent, les cas d’usages émergent (selon Hortonworks)

Selon Emmanuel Serrurier qui a pris les rênes des ventes d’Hortonworks en France et en Europe du Sud, les exigences des entreprises françaises en matière de Big Data se sont affinées et les cas d’usages émargent désormais des lignes de métiers.

Parce que les départements métiers font de plus en plus émergés des cas d’usage en matière de Big Data, Hortonworks a mis en place une organisation par lignes de métiers en France, nous a confirmé Emmanuel Serrurier, le directeur des ventes Europe du Sud du spécialiste d’Hadoop. Arrivé à la tête de la région, il y a 6 mois, celui qui a dirigé les activités françaises d’Informatica entre janvier 2013 et avril 2016, a décidé d’orchestrer une nouvelle stratégie pour piloter les ventes dans l’Hexagone.

Cette démarche suit en fait un constat important : les entreprises françaises, du moins les grands comptes - un segment sur lequel Hortonworks entend se concentrer en France – ont affiné leurs exigences en matière de Big Data. Et surtout, les cas d’usage ont été identifiés par les départements métiers.

« Il y a 2 ou 3 ans, les projets Big Data démarraient de la même manière, explique-t-il. On mettait en place une petite équipe, et on démarrait un pilote. » Mais aujourd’hui, « les lignes de métiers poussent et identifient des cas d’usages et ont le soutien de la direction générale ».  Et ainsi, elles recherchent des partenaires pour « une mise en production ultra-rapide », poursuit-il.

Cela constitue un progrès en France. Car, comme nous avions pu le constater lors de la conférence Big Data Paris 2016, les projets technologiques avancent certes en France, mais, paradoxalement sont peu exploités. En clair, les DSI mettent en place des lacs de données, mais sans que les métiers aient, au préalable, détecté les cas d’usages. La quête du très recherché ROI semble donc bien difficile.

Des data scientists en place qui tirent les usages

Mais, résume encore Emmanuel Serrurier, si les projets naissent encore dans les DSI, ce sont bien les métiers qui tirent l’usage, de plus en plus mûrs. « Les entreprises ont recruté des profils de data scientists ; ils ont alors fait éclore ces usages. C’est le cas dans la plupart des grands comptes (ceux dont la transformation est une nécessité et ceux qui disposent d’importants gisements de données, NDLR) et dans les SSII. Et ces data scientists ont désormais accès à ces data lakes. »

En France, Hortonworks a donc segmenté ses équipes par lignes de métiers : les banques ; les assurances et les mutuelles, le secteur de l’énergie et les utilités, les télécoms, la grande distribution et enfin le secteur public.

Parmi les projets, Emmanuel Serrurier liste l’analyse de sentiments, le support client, le tracking des paiements et la détection de fraudes, ou encore la mise en place des services numériques au sein de collectivités territoriales. Des experts pour chaque industrie renforcent les équipes commerciales.

Mais techniquement, si les lacs de données alimentent certes une demande des entreprises en France, les DSI sollicitent aussi Hortonworks pour du déchargement (offload) d’entrepôts de données devenus alors trop engorgés. «Dans la plupart des grandes entreprises, les entrepôts centralisent toutes les données, mais cela n’apporte pas une mise à disposition rapide de l’information », commente le responsable d’Hortonworks. « Toutes les informations n’ont ainsi pas lieu d’être dans ce même entrepôt de données ; elles sont alors migrées vers un cluster Hadoop. Cela permet aussi de réaliser des économies (les clusters Hadoop s’adossent à des serveurs x86 de commodité généralement sous Linux, NLDR). »

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Cet article montre que le big data fait aujourd’hui partie intégrante des stratégies des entreprises qui s’organisent. Une étude menée en Europe il y a quelques mois par le cabinet Forrester montrait d'ailleurs que 74 % des entreprises s’attendent à ce que les informations obtenues à partir du Big Data génèrent un retour sur investissement positif dans les 12 mois suivant l’implémentation de la solution. Les bénéfices attendus étant : une meilleure interaction avec les clients (55 %), une meilleure implication des équipes internes (54 %) et une hausse de productivité des collaborateurs (54 %).

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