Conteneurs : Suse prépare son propre moteur d’exécution

Suse a décidé de ré-orienter un JeOS de plus en plus allégé sur le segment très porteur des conteneurs pour donner Micro OS. Ce moteur d’exécution, concurrent d’Atomic, restera compatible avec l’écosystème Suse.

Extraire l’essence de SLES pour l’adapter à un moteur d’exécution de conteneurs. C’est ainsi que Suse présente son projet Micro OS, dont l’ambition est de certes proposer un socle pour les très précieux conteneurs, mais aussi d’en assurer la compatibilité avec SLES, et donc l’écosystème de la marque. Le projet est pour l’heure testé, les développements sont en cours, mais Suse évoque une éventuelle sortie entre mai et juin de l’année prochaine.

« Avec Micro OS, Suse veut aller encore plus loin que JeOS (Just Enough Operating system – un système à l’origine dédié au Cloud et au support d’applications en conteneurs, NDLR). Micro OS consiste à faire infuser puis réduire le meilleur de Suse. « Cet OS comporte le minimum nécessaire pour supporter une application. Nous ne disposons que des fichiers dont on a besoin dans un conteneur Docker », illustre Ralf Flaxa, le patron de l’ingénierie de Suse.

Ce runtime minimaliste, réduit à sa plus simple expression est, de façon plus concrète, un JeOS qui a été allégé au fil des ans, a expliqué un responsable Suse, présent lors de l’événement. « JeOS existe depuis des années pour l’embarqué. Entre temps, son empreinte s’est fortement réduite et a finalement donné Micro OS ».  Au passage, son nom, aussi, a évolué pour lui donner une couleur plus « conteneurs ».

En ce sens, il s’agit bien d’un système concurrent des environnements d’exécution de conteneurs dédiés, comme peuvent l’être Atomic chez Red Hat, ou encore Photon OS chez VMware. Mais à la sauce Suse.

Toujours compatible avec SLES et l’écosystème Suse

Une différence notable est que cela repose sur la même base que SLES, l’OS phare de la marque. « Les certifications restent intactes en matière de software et de hardware. Nous ne voulons pas faire un SLES allégé. Nous avons pris beaucoup de temps à réduire à son maximum SLES et à conserver la compatibilité ». Faire une réduction de SLES pour en obtenir une essence concentrée, mais compatible avec le socle de base. Cela est en ligne donc avec la stratégie affirmée de Suse, très centrée sur les exigences des entreprises.

« Docker est certes populaire dans le monde des développeurs, notamment avec Ubuntu. Mais pour la production, ils ont besoin d’un outil d’entreprise », poursuit-il.

« Nous avons enlevé tout ce qui ne sert à rien pour ne proposer qu’une API pour les conteneurs », résume ce même responsable. Ces conteneurs sont pour l’heure au format Docker. « Mais Docker comporte certaines limites, notamment en matière de sécurité », ajoute-t-il. La vocation de Micro OS est d’être agnostique d’un point de vue technologique.

Logiquement, et même si cela n’est pas confirmé lors de cette SuseCon, ce Micro OS pourrait  constituer une brique de la stratégie Paas de l’éditeur ; et Micro OS une fondation pour le développement d’applications modulaires dans une plateforme Cloud Foundry. « Caas et Paas sont étroitement liés », a souligné Thomas Di Giacomo, le nouveau CTO de Suse. 

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