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Intel Security promeut l'union face au cybercrime

A l'occasion de sa récente conférence annuelle, Intel Security – qui redeviendra bientôt McAfee – a présenté de nombreux nouveaux produits destinés à sécuriser « du end-point au datacenter et aux données ». La société a surtout appelé à l'union des forces pour faire face aux menaces. Pour y contribuer, elle a annoncé l'ouverture de son protocole de communications DXL.

« Sommes-nous unis ou isolés face à nos ennemis ? La question est aussi simple, aussi binaire que cela. » Chris Young, vice-président et directeur général d'Intel Security, a placé la conférence Focus16 sous le signe de l'union des forces. Cette conférence, la neuvième du nom, marque un virage dans l'histoire de l'éditeur puisqu'il redeviendra indépendant en avril prochain. Intel avait racheté McAfee début 2011 et avait construit son pôle sécurité autour de cette acquisition. Il avait rebaptisé le tout Intel Security. En avril 2017, l'entité reprendra le nom de McAfee et sera détenue à hauteur de 51% par le fonds d'investissement TPG et à 49% par Intel.

Cette indépendance retrouvée semble donner des ailes à l'éditeur. Intel Security a profité de l'événement pour lancer sa nouvelle marque « McAfee by Intel » dont le slogan est « together is power » - que l'on pourrait traduire par « plus forts ensemble ». La marque retrouve le rouge de McAfee et abandonne le bleu d'Intel. « Ce n'est pas un retour vers le passé, mais un nouveau McAfee pour le futur, car nous sommes bien plus qu'une marque », a insisté Chris Young. L'éditeur revendique d'être le premier acteur au monde entièrement dédié à la cybersécurité avec un chiffre d'affaires supérieur à 2 milliards de dollars dont 25% investis en R&D en 2016, un effectif de 7500 personnes, un réseau de 125 partenaires et un portefeuille de plus de 800 brevets.

Nouveautés dans tous les rayons

Intel Security a présenté de nombreux nouveaux produits dans toutes ses gammes. « Il y a trois fois plus d'innovations à cette conférence que dans les trois précédentes éditions réunies », constate Fabien Rech, directeur général France. « Tous les clients sont concernés par les innovations que nous annonçons. Quelles que soient celles qu'ils utilisent, il y a une nouveauté dans chacune de leurs applications ! ». Effectivement, de la protection du end-point à celle du cloud et des données, Intel Security a ajouté pas moins de 18 nouveaux produits et partenariats à son catalogue en seulement un an.

L'éditeur avait présenté l'année dernière un protocole de communication permettant d'échanger des informations entre les différents composants d'une solution de sécurité. Baptisé Data Exchange Layer (DXL), ce protocole doit permettre et simplifier l'intégration de produits tiers. Pour le promouvoir, Intel Security a créé la Security Innovation Alliance (SIA), qui a vocation à constituer un véritable écosystème de la cybersécurité. Déjà rejointe par une centaine de sociétés du secteur, la SIA vient de rallier notamment Huawei, Check Point, Mobile Iron et Aruba. Et pour accélérer l'adoption de ce qu'elle présente comme un standard, Intel Security a annoncé que DXL serait désormais ouvert, en open source, et qu'une version beta d'un nouveau SDK serait rapidement disponible.

Gagner la bataille

Le message de l'union fait la force est repris et partagé par l'ensemble des équipes. Chaque collaborateur d'Intel Security rencontré insiste sur l'importance prise par le cybercrime et la nécessité d'allier les forces de tous les acteurs pour mieux lutter. « On dépend de plus en plus du numérique et donc, on est de plus en plus vulnérables », a réaffirmé Raj Samani, directeur de la Technologie chez Intel Security pour la région EMEA, avant d'énumérer les récentes attaques menées par Ddos ou le succès des rançongiciels. « Le cybercrime n'existe pas. C'est du crime tout court ! De même, il faut arrêter de parler de cyberguerre ou de cyber-espionnage ».

Selon lui, la prise de conscience n'a pas encore eu lieu. « Car on pose les mauvaises questions. On parle de technologies ou de types d'attaques alors qu'il faudrait parler d'impact sur les humains ou sur l'économie des entreprises ». Et de conclure : « Il ne s'agit pas de numérique, mais de notre société, c'est un problème que l'on doit gérer ensemble. Nous devons gagner cette bataille, car si nous ne faisons rien ou pas assez, demain, nous monterons dans notre voiture autonome et elle nous réclamera une rançon pour nous emmener là où nous voulons aller ».

 

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