DevOps : un profil encore difficile à définir

Le premier baromètre DevOps Pulse montre un secteur qui évolue rapidement et aux profils ramifiés. Les technologies doivent elle aussi encore s’imposer.

DevOps peine encore à trouver son périmètre. C’est une des conclusions que nous aurions pu tirer à la lecture du premier DevOps Pulse. Un baromètre effectué par la société Logz.io, spécialisée dans l’analyse de log automatisée, et réalisé auprès de 360 entreprises mondiales, dont 27% en Europe de l’ouest.

La sphère DevOps évolue

Si la cible de cette étude est tous les acteurs de la chaîne DevOps dans une entreprise, l’étude permet de comprendre que les intervenants sont nombreux à s’y trouver. Si 42% des répondants se qualifient d’ingénieurs DevOps, 38% sont des administrateurs systèmes, 14% des manager IT et 6% des ingénieurs en charge de la fiabilité de l’entreprise. Etonnamment, seulement 20% sont des développeurs. DevOps évolue, note d’ailleurs Logz.io.

Côté salaire, 79% des répondants de la zone Europe de l’ouest affirme gagner entre 50 K€ et 80 K€ - une grande majorité donc ; 10% entre 80k€ et 100 k€ : 5% entre 100k€ et 120k€ et enfin 4% 120k€ et plus.

Adoption : les conteneurs plus rapides que le Cloud

Parmi les autres résultats intéressant de cette première édition du DevOps Pulse, on remarque également que les conteneurs sont un sujet fort chez les professionnels interrogés. S’ils sont encore 53% à ne pas les utiliser, on note toutefois que 46% affirment avoir gouté à la technologie. Pourtant, et c’est là une surprise de cette étude, si les conteneurs sont un maillon de l’outillage DevOps, leur orchestration n’est pas encore à l’ordre du jour pour un grand 72% des répondants. « La plupart du temps, commente Logz.io, la technologie est testée sur sa capacité à gérer des workloads complexes et multi-conteneurs, déployés sur des clusters. » Et là, la solution n’est pas encore arrêtée : 4% utilisent certes Mesos, 10% Kubernetes ; mais 11% ne savent pas encore quel outil choisir. Un marché devrait probablement se dessiner courant 2017, au fur et à mesure que les différents acteurs avancent leurs pions. Par exemple, Docker a récemment intégré Swarm au moteur principal de Docker.

Presque logiquement, les architectures de microservices montent aussi en puissance, note l’étude, même si les systèmes monolithiques sont encore utilisés par 19% des répondants. 18% affirment en revanche avoir opté pour ces modèles de services granulaires, où les conteneurs trouvent justement leur place. En majorité, toutefois (62%), les répondants combinent les deux modes.

Si les répondants trouvent des affinités avec les conteneurs, ils semblent plus frileux à trouver dans le Cloud chaussures à leurs pieds. Ils passent plus volontiers aux conteneurs qu’au Cloud : 42% des répondants ont seulement 25% (ou moins) de leur infrastructure dans le Cloud.  Pour Logz.io, « amorcer une transition vers le Cloud est plus difficile que de passer aux conteneurs ». Toutefois, pour ceux qui ont misé sur le Cloud, AWS est à 56% la plateforme de choix des répondants. 4% ont opté pour Google et 10% pour Azure.

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