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Clients légers portables : des DSI « prudemment optimistes »

Igel vient de présenter un nouveau client léger portable permettant d’accéder aux postes de travail virtuels Citrix, VMware ou encore Microsoft.

Les clients légers portables les sont faciles à utiliser et permettent de prolonger la durée de vie des PC, mais leur puissance de calcul limitée et leur faible durée de vie en limitent l'adoption.

Les clients légers portables sont plus petits et plus transportables – tels des dongles HDMI et des clés USB – que les clients légers traditionnels. La dernière option du marché est l'IGEL UD Pocket, une clé USB basée sur Linux qui permet aux utilisateurs d'accéder à leurs postes de travail virtuels et à leurs applications à partir de n'importe quel PC ou ordinateur portable.

« Un tel produit a un attrait pour départements informatique parce qu'il a l’air simple et pratique », explique David Johnson, analyste chez Forrester Research. L’idée a en effet de quoi séduire : « Il faut juste envoyer une clé USB à l’utilisateur et il peut accéder à ses outils professionnels. Peu importe si [les utilisateurs] ont un périphérique Surface ou un ordinateur portable Dell ou autre chose ».

La suite Universal Management Suite d’Igel est intégrée à l'UD Pocket. Elle permet aux administrateurs de définir des profils d'utilisateur pour garder une trace de leur activité et contrôler les accès. Elle peut faire appliquer des stratégies de groupes et désactiver les périphériques perdus.

Bend Memorial Clinic à Bend, dans l’Oregon, utilise les clients légers traditionnels IGEL pour fournir des images radiologiques et des dossiers de patients, notamment, via des postes de travail virtuels Citrix, à plus de 700 employés et 280 salles de patients et bureaux. Randy Berteau, administrateur de systèmes Citrix à la clinique, indique s'intéresser à UD Pocket – sans l’avoir encore déployé. Selon lui, l'attrait de ce type de client léger portable tient en partie au fait qu'il permet aux utilisateurs d'accéder à des postes de travail virtuels sur les anciens matériels. Dès lors, le service informatique n'a pas à consacrer autant de temps à la maintenance des PC et n'a pas à remplacer ce matériel aussi souvent.

UD Pocket utilise la puissance de calcul du PC auquel il est branché. Les performances constituent la principale préoccupation des clients légers portables, en particulier par rapport à celles des clients légers traditionnels : « après que quelqu'un s’est habitué à une certaine vitesse, il est vraiment difficile de s'éloigner de cela », relève Randy Berteau.

Mais selon Mehran Basiratmand, directeur technique de la Florida Atlantic University, à Boca Raton, en Floride, la longévité et la robustesse des clients légers portables sont également un sujet de préoccupation : les utilisateurs sont plus susceptibles de les perdre ou de les casser.

S’il n’utilise pas encore de terminaux de ce type, il reconnaît qu’ils pourraient être utiles à son environnement : « nous sommes prudemment optimistes que [les clients légers portables] apporteront une bonne proposition ».

Pour autant, les clients légers portables peuvent enlever aux utilisateurs la capacité d'accéder facilement à leurs applications et comptes personnels, relève Johnson. Lorsque les utilisateurs utilisent un poste de travail virtuel avec l’UD Pocket, ils ne peuvent pas accéder à l’environnement de travail natif de leur PC. Du moins tant que leur session n’est pas close. En revanche, lors d’une connexion VDI via un PC traditionnel, les utilisateurs peuvent accéder à la fois au poste virtuel et au poste natif de façon interchangeable.

L'IGEL UD Pocket prend en charge les postes de travail virtuels VMware, Citrix et Microsoft. IGEL n'a pas divulgué le prix de l'appareil.

Adapté de l’anglais.

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